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Communiquer et bien communiquer pour défendre les réalisations du Président Macky Sall au niveau national comme international pose le problème de la communication orientée vers les actions du chef de l’Etat et de son gouvernement.
Qu’est-ce que communiquer ? A mon humble avis, la communication, c’est faire passer un message vers un interlocuteur et se faire comprendre par ce dernier. Dès lors, la communication  devient un art et un métier  qui devrait être pratiqué par des professionnels et des hommes de talent, spécialistes en la matière.
C’est un art, car communiquer fait appel à des talents de faire passer son message, de le faire recevoir dans les meilleures conditions et de faire comprendre son contenu et son esprit par sa cible.
C’est un métier, parce qu’il faut des outils de communication pour atteindre les objectifs évoqués dans l’aspect artistique de la question. Ces outils sont composés d’instruments audio ou visuels, de supports physiques, de médium, mais aussi d’idées méthodologiques et de modalités exprimées à travers des plans de communication dont les moyens de mise en œuvre nécessitent des financements pour en assurer l’efficacité.
Si nous acceptons cette approche de la communication, l’on comprend aisément son importance. En fait, aucun régime ne peut souffrir de manque ou d’insuffisance dans les processus ou procédures de communication parce qu’ils permettent de rapprocher le régime à la population qui l’a élu. Une population ne peut apprécier les réalisations d’un régime qu’à travers les informations reçues et la connaissance au quotidien des actions menées par le pouvoir en place.
Les réalisations visent surtout à assurer le maintien d’un régime, donc il faut qu’elles soient bien visibles et connues pour atteindre cet objectif de maintien.
Il est aujourd’hui universellement reconnu que la communication constitue le 4ème pouvoir après l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Dès lors, tous les régimes sont obligés d’accorder une importance capitale à la communication. Une problématique apparaît par conséquent, consistant à poser des questions : Pourquoi communiquer ? Com­ment communiquer ? Avec quoi communiquer ? Quand communiquer et pour qui communiquer ?, pour avoir le maximum d’efficacité dans sa communication. Nous n’irons pas loin dans le débat sur ces questions qui seront laissées aux spécialistes en la matière. Nous allons revenir à la question posée et considérer l’avis du profane et citoyen lambda qui observe la scène politique avec objectivité : Qui pour défendre les réalisations de Macky ?
Pour rappel, les réalisations de Macky sont issues d’une planification rigoureuse, d’une mise en œuvre accompagnée d’un suivi-évaluation permanent avec un financement conséquent. Les produits obtenus représentent le résultat des indicateurs de performance préalablement établis et donc les réalisations qui doivent être à partager avec tous les acteurs, les parties prenantes et bénéficiaires du programme.
Qui pour informer sur les réalisations du Pse ? Cela interpelle plusieurs acteurs, dont les plus importants sont :
Le service de communication de l’Exécutif, maître d’œuvre qui doit avoir un dispositif efficace et performant, permettant au président de la République d’être bien informé et en temps réel pour la célérité et la pertinence des prises de décisions,
Le bureau de suivi de la mise en œuvre du Pse qui doit livrer des résultats fiables permettant des prises de décisions et d’orientations pertinentes à tout moment,
Les services de communication des ministères pour la mise à disposition des informations fiables et à temps,
Les média d’Etat et privés pour la publication, la diffusion et la visualisation en temps réel tous les résultats à l’ensemble de la population,
Les militants et sympathisants du régime en place (parti au pouvoir et membre des coalitions et partis de la mouvance présidentielle etc.) pour convaincre les autres à adhérer ou à être favorables à l’action gouvernementale du régime.
Tous ces acteurs ont, plus ou moins, l’obligation de communiquer sur les réalisations du régime. Mais comment  le faire ?
Par une mise à niveau correcte des informations fiables avec les responsables et acteurs principaux de la gouvernance (ministres, directeurs nationaux, responsables de partis coalisés et du parti au pouvoir, militants porteurs de voix etc.),
Par l’usage des média dans toutes leurs formes (radio, télévision, réseaux sociaux, internet… bouche à oreille etc.),
Par des personnes qui ont le talent de communication. On disait tantôt que communiquer est un art. il faut savoir capter l’attention et l’intérêt de son interlocuteur ou cible et savoir utiliser un médium à sa portée : langue la plus parlée et plus comprise en particulier, être éloquent etc.,
Par une contextualisation de la communication à l’environnement, à l’actualité et au temps réel, en tenant compte des valeurs socio-culturelles (ne pas être arrogant, utiliser un langage courtois, respectueux, diplomatique pour éviter de heurter qui que ce soit dans son public, etc.),
Par la création d’espaces d’échanges, de partages et de dialogues sociaux : Assemblée nationale (passage du Pm et des ministres devant les élus du Peuple), Conseil économique, social et environnemental, Haut conseil du dialogue social, d’émissions radiophoniques ou télévisuelles (face aux citoyens) etc.
La communication sur les  réalisations de Macky a suscité parfois beaucoup de critiques sur les insuffisances, avec force et démonstration de la part même des partisans du régime. Partout, on disait que les actions du Président ne sont pas bien divulguées au sein de la population. Mais aujourd’hui, on constate quand même que des efforts énormes sont en train d’être faits dans cette communication, particulièrement avec l’approche des élections législatives qui constituent un enjeu majeur et un baromètre inéluctable pour la Présidentielle de 2019. Les ministres, les leaders et les responsables de militants des partis au pouvoir sont tous en train de sillonner le pays à la rencontre des populations pour partager le bilan des réalisations achevées et en cours depuis la seconde alternance de 2012. L’occupation de l’espace médiatique n’est plus laissée à l’opposition toute seule. Des meetings et méga-meetings sont organisés partout pour partager le bilan des cinq (5) ans d’exercice du pouvoir, mais aussi pour mettre en garde les populations contre les informations et attitudes nihilistes véhiculées pour décourager les honnêtes citoyens. En effet, l’opposition, dans son rôle naturel et légitime, exerce son droit de convaincre les citoyens crédules à se retourner contre le régime en place par des critiques acerbes fondées sur des arguments faux, souvent inventés de toute pièce. Tous les moyens pour diffuser des contre-vérités défavorables au régime en place et détourner l’électorat en leur faveur sont bons. Cela est de bonne guerre, mais il y a deux choses que les politiciens ou­blient ou négligent souvent :
Ils pensent que les Sénégalais sont naïfs, crédules et amnésiques. Or, cela est archi faux. C’est tout à fait le contraire : ils sont si intelligents et capables de discernement qu’ils se taisent, vous regardent faire, vous écoutent, mais vous attendent au virage pour vous démontrer qu’ils ne sont pas crédules une fois pour toutes. Par la suite, on crie à la traîtrise alors qu’il s’agit du fruit de ce que l’on a semé.
Les Sénégalais sont vertueux et réalistes. Ils ont horreur des contre-valeurs morales comme le mensonge, le vol, la corruption, l’injustice, la médisance, le mépris, la démagogie etc. Ils adoptent toujours une attitude de rejet devant ces cas de figure.
Au fait, défendre les réalisations du Président Macky Sall est devenu une chose très facile dans la mesure où il y a des réalisations concrètes, visibles et exécutées en un temps record, au vu de ce qui se passait avant. Tout citoyen de bonne foi reconnaît qu’il y a des progrès réalisés dans tous les domaines. Et les nombreux chantiers en cours laissent présager un avenir radieux sur le plan économique et social pour le pays. Seulement, il est nécessaire de procéder à des campagnes de  sensibilisation, de formation à la chose politique pour amener à une meilleure prise de conscience, à un véritable changement de comportements  des populations en général et des jeunes en particulier. Il ne faut jamais perdre de vue que c’est la jeunesse qui prendra la relève ; donc il faut bien l’outiller avant que cette relève ne s’impose à nous.
Les perspectives d’exploitation des ressources pétrolières et gazières exigent une bonne préparation de cette jeunesse aux métiers qui y sont liés, mais aussi aux comportements de sérénité, d’honnêteté et de bonne foi qu’il faudra adopter à tout moment. Il faut encourager et féliciter tous les ministres et autres responsables qui sont sur les plateaux de télévision pour apporter les bonnes informations et éclairer les populations sur les questions d’actualité.
Adama  FAYE
Coordonnateur du cabinet
A.D.M Consulting

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