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Des performances ont été notées en 2018 dans le cadre de l’amélioration du système sanitaire. La revue annuelle conjointe du Plan national de développement sanitaire (Pnds), montre que des progrès ont été réalisés dans le domaine des infrastructures, le recrutement de personnel qualifié, la couverture en équipements. Toutefois, il faut noter que des défis doivent être relevés notamment concernant «la mortalité néonatale, la guérison des enfants malnutris, la prise en charge des maladies chroniques, la prise en charge des malades mentaux et déficients intellectuels, la prise en charge de la pathologie rénale».

La revue annuelle conjointe du Plan national de développement sanitaire (Pnds) a montré que de nombreux progrès ont été réalisés en 2018. Hier, lors de la rencontre prévue à cet effet, le ministre de la Santé et de l’action sociale a fait savoir que certes 2018 fut «une année difficile en termes de stabilité du secteur mais cela ne nous a pas empêchés de faire un certain nombre de performances sur le terrain». D’après Abdoulaye Diouf Sarr, cela montre que «nous avons un système de santé résiliant». Ainsi des progrès ont été notés concernant «les normes en personnel qualifié, la couverture en équipements, les accouchements effectués par du personnel qualifié». Il en est de même pour ce qui est de «la mise sous Arv des patients Vih, la couverture des maladies tropicales négligées, l’offre de service en imagerie, le nombre de personnes détentrices de cartes d’égalité des chances, le nombre de bénéficiaires couverts par les mutuelles de santé». Selon le ministre de la Santé, «la même attention est accordée aux acquisitions, notamment en logistique roulante en appui à la vaccination et au renforcement du système de santé». Concernant les infrastructures, il a été noté l’ouverture du «service de radiothérapie et de dialyse de l’hôpital Dalal Diam, les 6 nouveaux centres de dialyse, le service de cardiologie de l’hôpital Le Dantec et 17 infrastructures en cours de construction». S’inscrivant dans la dynamique de relever le plateau technique, le ministre soutient que l’enjeu est de combler le gap en 2019. Il s’agit, d’après lui, d’améliorer le plateau médical de tous les hôpitaux, qui sont «dans la dorsale accentogène de Tambacounda». Dans la même veine, il a annoncé la pose de la «première pierre du centre national d’oncologie à Diamniadio pour prendre en charge» les malades souffrant de cancer. Abdoulaye Diouf Sarr a également annoncé l’inauguration du centre de l’imagerie de l’hôpital Ibrahima Niass de Kaolack. «Un chantier énorme de mise à niveau est en cours, nous sommes sur la voie, d’ici 2019 nous allons constater une amélioration», a-t-il rassuré.

Repositionner la problématique de la prévention dans le système
S’agissant de la lutte contre la mortalité maternelle, «le nombre de postes de santé composés du couplet «Infirmier-Sage-femme est passé de 40% en 2015 à 80% en 2018». Toutefois à côté de ces progrès, il reste des défis importants à relever. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, ces défis ont pour noms «la mortalité néonatale, la guérison des enfants malnutris, la prise en charge des maladies chroniques, celle des urgences». C’est aussi le cas pour «la prise en charge des malades mentaux et déficients intellectuels, la prise en charge de la pathologie rénale». Autres défis à relever, selon Abdoulaye Diouf Sarr, ce sont les maladies non-transmissibles. D’après le ministre de la Santé, 2019 est une année où il sera question de «repositionner la problématique de la prévention dans le système». Ainsi, informe-t-il, il s’agira d’avoir «une stratégie de prévention qui permettra d’impacter les comportements pour atténuer la problématique de ces maladies dans le pays». Parmi les perspectives dans le secteur, il y a également celles consistant à faire «en sorte que dans le cadre de la santé de la mère et de l’enfant que le Sénégal puisse véritablement avoir des indicateurs qui se développent». Pour y arriver, le ministre de la Santé estime qu’il faut, dans le cadre de la pyramide, «une cohérence parfaite  et une interdépendance» entre les différents niveaux. «Cette cohérence d’ensemble doit être toujours recherchée pour une efficacité de la référence, c’est essentiel dans un système de santé», a-t-il dit. Par ailleurs, Abdoulaye Diouf Sarr a jugé important d’introduire l’internet dans notre système de santé «à tous points de vue». Au niveau de l’imagerie médicale en passant par la Cmu jusqu’au niveau de la gestion du dossier médical de manière générale.
dkane@lequotidien.sn

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