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Le président du Congo.

Les conditions dans lesquelles vivent les Sénégalais au Congo Brazzaville depuis la crise «du pétrole et du bois» sont très difficiles. C’est ce qu’ont fait savoir de jeunes sénégalais de retour du Congo. Dans un communiqué, ils demandent aux autorités de trouver une solution pour mettre fin aux tracasseries, aux violences policières et racket dont leurs compatriotes sont victimes.

Racket, violences policières sont entre autres les difficultés que vivent les sénégalais au Congo Brazzaville. Dans un communiqué, de jeunes sénégalais, ayant vécu dans ce pays et qui ont décidé de rentrer au bercail, informent que «depuis la crise du pétrole et du bois au Congo, la police et la gendarmerie croient que les Sénégalais sont la seule ressource du pays». Dans leur document, Amadou Ndao, Issa Sy, Hady Dia, Ibrahima Niasse et Moussa Mbodj soulignent que les discours des chefs d’Etat sur la fraternité liant les deux pays ne se reflètent pas dans la réalité au vu des conditions difficiles dans lesquelles vivent les Sénégalais au Congo. D’après eux, «le Sénégalais reste la cible principale de toutes les autorités et surtout de la police». De plus, informent-t-ils, leurs droits ne sont pas respectés. Racontant le calvaire vécu par nos compatriotes quand ils sont arrêtés par la police, ils informent qu’ils sont «menottés, entassés dans des coffres de voitures puis incarcérés dans des toilettes». A les en croire, ces pratiques ont même encouragé des civils congolais «dans les quartiers reculés, à s’organiser en groupe louant des taxis et arrêtant comme ils veulent les Sénégalais pour se faire de l’argent». Selon Amadou Ndao et ses camarades, malgré les efforts des autorités sénégalaises sur place qui sont même «souvent humiliées», la situation ne s’améliore pas.
Déplorant ces pratiques, ils lancent un appel aux autorités pour trouver une solution à ce problème. Aux autorités congolaises, il leur est demandé d’y mettre fin au nom de la fraternité et l’histoire qui lient les deux pays. Dans la foulée, ils ont rappelé l’histoire du sergent sénégalais, Malamine Camara, qui grâce à son «intrépidité a empêché les belges de conquérir le Congo». Il faut noter que le 29 avril 2018, un hommage a été rendu à ce sergent au cours d’une cérémonie au Congo à laquelle avait pris part le Président Macky Sall sur invitation de son homologue Denis Sassou Ngesso.
dkane@lequotidien.sn

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