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En partenariat avec la société minière spécialisée dans l’exploitation du zircon, Grande côte opérations (Gco), la mairie de Thiès a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’exposition des populations et de leurs biens aux chemins de fer. Une occasion pour le directeur général de Gco de demander à l’Etat de ne pas délivrer des permis de construire sur les alentours de la voix ferrée.

La cohabitation entre le train et les populations est souvent source de dangers, surtout quand les franchises ferroviaires ne sont pas respectées. En effet, à hauteur des passages à niveau, des populations exposent leurs marchandises quasiment sur la voie ferrée ou érigent  des constructions qui ne respectent pas la loi. Toutes choses qui ont poussé la direction de Grande côte opérations (Gco), en collaboration avec les autorités locales de la mairie de Thiès, à organiser une campagne de sensibilisation sur les risques d’une cohabitation incontrôlée entre le train et les populations. Une occasion pour le directeur général et administrateur de Gco, Daniel Marini, d’appeler l’Etat du Sénégal à ne pas autoriser les constructions dans les 15 mètres séparant la voie ferrée aux habitations car, d’après lui, cela  constitue un danger permanent pour les populations. «Le chemin de fer est en train de se développer très vite. Et pour une partie du Sénégal, c’est une vraie colonne vertébrale par laquelle passent beaucoup de produits. Nous avons investi beaucoup d’argent dans la réhabilitation des voies parce que notre entreprise, Gco, et les Ics développent leur passage sur ce chemin de fer. Donc, il convient de rappeler les risques, les règles et les dangers aux enfants, aux adultes et aux paysans. Un train, ce n’est pas qu’une voie. Le train n’est pas non plus comme une voiture qui peut contourner à tout moment un obstacle. Donc, il convient de rappeler toutes ces règles», explique-t-il, non sans indiquer que les maisons ne doivent pas être sur l’emprise de la voie ferrée. Surtout quand on sait qu’«entre l’emprise et la voie ferrée, il y a une quinzaine de mètres de part et d’autre». Le Dg de Gco d’ajouter : «Les risques liés aux chemins de fer sont multiples et se situent à plusieurs niveaux. Il y a un stress à conduire un train et un risque qui est énorme. En prenant le train à plusieurs reprises entre Thiès et Dakar, j’ai touché avec ma main des maisons. La deuxième chose, c’est que ce sont les enfants qu’on retrouve le plus souvent sur la voie ferrée. Et la troisième chose, ce sont des marchés qui y sont installés. J’ai constaté une emprise illégale de la voie. C’est extrêmement dangereux», déplore-t-il. Pis, «j’ai vu des gens qui essayaient toujours de traverser les rails pendant que le train roulait à vive allure. D’autres essayaient même de toucher le train avec leurs mains. Ce sont des pratiques qu’on doit cesser», a-t-il dit. S’agissant de l’exploitation des passages à niveau qui constituent un véritable problème pour les pouvoirs publics, M. Marini de regretter : «Certains sont illégaux et d’autres ne sont pas respectés. Des voitures passent alors que le train arrive. Donc, il y a de nombreux risques. Un train, ce sont des milliers de tonnes qu’on y retrouve. On peut facilement blesser ou tuer quelqu’un.» Il faut donc continuer à sensibiliser les citoyens. A ce titre, il demande aux populations «de ne jamais être sur l’emprise de la voie». D’autant que, indique le maire de Thiès, «on ne joue pas avec les rails». Talla Sylla d’ajouter : «Le Sénégal peut se développer, mais avec des voies ferrées de qualité.» Le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, a pour sa part indiqué qu’il est important que les populations riveraines fassent très attention et sachent qu’on ne doit pas traverser une quelconque voie ferrée au moment où le train passe.
La campagne de sensibilisation qui va se poursuivre tout au long de la voie sera l’occasion d’informer les usagers de la route, mais aussi les populations, qui passent tout leur temps à squatter l’emprise ferroviaire qu’elles occupent de façon anarchique pour leurs activités commerciales, sur les dangers du train.
nfniang@lequotidien.sn

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