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Huit ans après sa première production «Am­nezik», le rappeur Ste­fane Kabou met sur le marché un nouvel album intitulé «Shift». Celui-ci est composé de 11 titres et a été produit à la demande de ses fans.

Didier Stéphane Kabou, plus connu sous le nom de Stefane Kabou, est un artiste rappeur. Après son premier album Amnezik sorti en 2012, le jeune artiste vient de mettre Shift, son second album, sur le marché. Huit ans séparent les deux productions. Si la première production avait été faite «à la va vite» selon l’artiste qui devait voyager durant cette période, Stéphane Kabou trouve que Shift constitue l’album le mieux élaboré que le premier même si celui-ci avait vu la participation d’artistes d’origines diverses.
Le nouvel album a été réalisé sur la base de featuring avec des artistes sénégalais et mis à la disposition du marché sur des Cd et disponible sur les plateformes de téléchargement. Composé de 11 titres, on peut en citer quelques-uns comme Mouslay, They don’t khow, Xolma en featuring avec Maestro, Great Mother, une chanson qui est en train d’être démarchée pour être la musique d’un film à Manchester.
Parlant de Shift, l’artiste de dire que le titre de son nouvel album renvoie à une touche d’un ordinateur. «Ça montre que Shift est un pont qui relie un point A à un point B», a déclaré Stefane Kabou avant-hier mercredi au cours d’une conférence de presse à Ouakam.
Considérant Shift comme  «une ascension» dans sa carrière, Stefane Kabou informe que cet album a été produit par lui-même en collaboration avec un label en France où lui-même est basé. Stefane Kabou dit travailler dans le domaine du cinéma et a eu à suivre des cours de théâtre.
Resté longtemps sans sortir un album, le rappeur dit s’être plié aux vœux de ses fans pour mettre sur le marché Shift. «J’ai répondu à une demande. Ce second album était devenu une demande. On me dit que je réalise de très bons clips, pourquoi pas un album», a indiqué ce rappeur considéré comme quelqu’un de «mystérieux».
«Même nous qui le côtoyons tous les jours n’arrivons pas à le comprendre», a déclaré Mamy Samb de Zik Fm, membre de son staff. Une appréciation que ne partage pas le rappeur qui se définit comme quelqu’un «d’introverti», qui ne force pas les choses pour se donner du buzz. «Je laisse tout entre les mains de Dieu», dit le rappeur qui dit privilégier le travail plutôt que de se mettre à trop parler à travers les médias.
Originaire de la Casamance, Stefane a passé une partie de sa jeunesse à Kaolack où il a fait une partie de ses études primaires et secondaires. C’est au Lycée des Parcelles Assainies qu’il a poursuivi ses études supérieures lorsque sa famille est venue s’installer à Dakar. Accusé de «franc-maçonnerie» sur la toile, accusation qu’il juge «inféodée», le rappeur dit être à la recherche de la perfection dans ses vidéos.
Ancien monteur et régisseur à Rdv, sa première vidéo Higher a connu un franc succès avant Toulouway qui compte une dizaine de milliers de vues sur You Tube. Il frappe fort encore avec le clip Souf, qui n’a rien à envier aux productions de haut niveau.
Titulaire d’un Toefl (Test of english as foreign language) après avoir décroché son Dts (Diplôme supérieur de technicien supérieur) en infographie, Stefane Kabou s’envole pour Londres pour y faire une licence scientifique au Middlesex University afin de débuter sa carrière d’informaticien. Alliant les études et le rap, son rêve est de devenir ingénieur en informatique.
Inspiré par le Pbs et Daara J, l’écolier de 13 ans qu’il était à l’époque est piqué par le virus du rap. L’artiste à la  voix au timbre virile est le chouchou de la gent féminine constituant la majeure partie de ses fans. Sa carrière n’a débuté qu’après sa participation à Hip Hop feeling en 2005 sur la 2 Stv. «Amnezik» studio est la structure qu’il compte mettre en place.
ambodji@lequotidien.sn 

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