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Une politique économique plus respectueuse de l’environnement peut conduire à la création de plus d’emplois. C’est ce qui sort du nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (Oit) portant sur «Une économie verte et créatrice d’emplois». Dans ce document, on parle de vingt-quatre millions d’emplois qui «seront créés à l’échelle mondiale d’ici à 2030 si l’on met en place des politiques permettant de promouvoir une économie plus respectueuse de l’environnement». Il s’agit entre autres de «l’action visant à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius qui va se traduire par suffisamment de créations d’emplois pour largement compenser les 6 millions de suppressions d’emplois faites ailleurs». Dans son rapport, l’Oit fait savoir que «de nouveaux emplois seront créés grâce à l’adoption de pratiques durables dans le secteur de l’énergie, y compris la modification du mix énergétique, la promotion de l’usage des véhicules électriques et l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments». Il en est de même pour «les services écosystémiques, y compris la purification de l’air et de l’eau, renouvellement et fertilisation des sols, contrôle des parasites, pollinisation et protection contre les conditions climatiques extrêmes» qui vont contribuer entre autres «à la préservation de l’agriculture, la pêche, la foresterie et le tourisme qui emploient 1,2 milliard de travailleurs».
Dans ce rapport, on note qu’au niveau régional «il y aura des créations nettes d’emplois dans les Amériques, en Asie et Pacifique et en Europe, s’élevant respectivement à 3, 14 et 2 millions d’emplois, grâce aux mesures prises en matière de production et de consommation d’énergie». Toutefois, le document souligne qu’il pourrait y avoir «des pertes nettes d’emplois au Moyen-Orient (–0,48%) et en Afrique (–0,04%) si les tendances actuelles se prolongent, en raison de la dépendance de ces régions à l’égard, respectivement, des énergies fossiles et des mines». Pour inverser cette tendance, les auteurs dudit rapport demandent «aux pays de prendre des mesures d’urgence pour former les travailleurs aux compétences exigées par la mutation écologique de l’économie et pour leur fournir la protection sociale qui facilitera leur transition vers de nouveaux emplois». Selon eux, c’est ce qui «contribuera à la prévention de la pauvreté et réduira la vulnérabilité des ménages et des communautés». D’après Catherine Saget, auteure principale du rapport, «les changements de politiques dans ces régions pourraient contrebalancer les pertes d’emplois anticipées ou leurs effets négatifs». Selon Mme Saget, «les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire ont encore besoin d’aide pour développer la collecte des données pour adopter et financer des stratégies en faveur d’une juste transition vers une économie durable sur le plan environnemental et une société qui inclut chacun et chacune, dans toutes les couches de la société».
dkane@lequotidien.sn

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