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Les pays en développement doivent prendre des mesures urgentes pour renforcer leur financement de la santé s’ils veulent atteindre les objectifs de la Couverture sanitaire universelle (Csu). C’est la raison pour laquelle, dans un document de la Banque mondiale, il est recommandé un financement à haut rendement pour promouvoir la Csu.

Dans un nouveau document intitulé «Financement à haut rendement de la Couverture sanitaire universelle (Csu)», le groupe la Banque mondiale insiste sur la nécessité d’investir dans ce secteur surtout dans les pays en développement. Dans le document, il est souligné que «la majorité des pays en développement n’atteindront pas leurs objectifs en matière de Cou­verture sanitaire universelle (Csu) ni les objectifs de développement durable (Odd) liés à la santé et à la pauvreté». Sauf, soulignent les auteurs dudit document, s’ils prennent des mesures urgentes pour renforcer leur financement de la santé. Selon eux, «la promotion de la Csu grâce à un financement de la santé à haut rendement entrainera une croissance plus rapide, soutenue et solidaire». Seulement, ils regrettent que «les progrès mondiaux vers la réalisation de la Csu restent lents parce que peu de pays en développement ont pleinement saisi l’occasion de mettre en place un financement de la santé à haut rendement». C’est tout le sens de la feuille de route proposée pour amener les pays à enclencher des actions concrètes. Ainsi, les auteurs du document renseignent qu’un «con­sensus mondial s’est dégagé autour de trois axes d’action pour permettre aux pays de mettre en place des systèmes de financement de la santé à haut rendement». Le premier axe proposé c’est «l’expansion de ce qui fonctionne». Selon ces experts, «les pays peuvent faire des progrès sensibles en adaptant à leur contexte spécifique les principes et les politiques éprouvés de financement de la santé». Pour­suivant leurs explications, ils soutiennent qu’il existe «un large accord sur les principales options, consistant notam­ment à : améliorer l’efficacité et l’équité de l’utilisation des ressources, par exemple en donnant la priorité aux investissements dans des services de santé primaires et communautaires de bonne qualité». Il s’agit aussi, d’après eux, «d’augmenter les ressources pour la santé à partir des recettes générales».

Une feuille de route pour enclencher des actions concrètes
Un autre axe proposé dans cette feuille de route, c’est une «concentration sur la situation globale». D’après le document, «les dirigeants peuvent améliorer les résultats en matière de financement de la santé en élaborant une perspective globale de deux façons». La première «en reliant les politiques de financement de la santé entre les secteurs dans le cadre d’une approche à l’échelle de l’ensemble de l’Adminis­tration pu­blique». Et la deuxième «en adoptant constamment un calendrier à moyen terme et en évaluant régulièrement les menaces futures probables pour la production de recettes, les coûts de santé, l’efficience et l’équité et en ajustant leurs stratégies de financement de la santé avant que les problèmes émergents ne s’enracinent». Ces deux approches mises ensemble «renforceront la résilience et la viabilité du financement de la santé». Autre recommandation, c’est le «renforcement du rôle de chef de file, de la gouvernance et de la capacité organisationnelle en matière de financement de la santé». Il est recommandé aux ministères des Finances et de la Santé de jouer un rôle de chef de file pour «accélérer l’élaboration et la mise en œuvre de solutions de financement de la santé, en particulier dans les domaines où, malgré un large consensus sur les principes et les politiques, les progrès sont lents». Vu que «ces ralentissements sont souvent imputables à des obstacles politiques», les auteurs du document estiment qu’un «tel rôle est également essentiel pour renforcer la gouvernance et la capacité organisationnelle en matière de financement de la santé».
dkane@lequotidien.sn

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