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«4,7 milliards de personnes protégées par au moins une mesure relative à une ‘’meilleure pratique’’ figurant dans la convention-cadre de l’Oms pour la lutte antitabac», c’est ce qu’a fait savoir l’Oms dans son dernier rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme. L’Organisation mondiale de la santé qui se réjouit des efforts des gouvernements les appelle à intégrer «toutes les dispositions de la convention-cadre pour la lutte antitabac dans leurs programmes et politiques nationaux de lutte contre le tabagisme».

Les stratégies adoptées par les pays dans le cadre de la lutte contre le tabagisme sont en train de porter leurs fruits. Selon le dernier rapport de l’Orga­nisation mondiale de la santé (Oms) sur l’épidémie mondiale de tabagisme, beaucoup de pays ont mis en œuvre des politiques de «lutte antitabac, allant des mises en garde illustrées sur les paquets aux zones non-fumeurs, en passant par des interdictions de la publicité». Dans son document, l’Oms renseigne qu’environ «4,7 milliards de personnes, soit 63% de la population mondiale, sont couvertes par au moins une mesure globale antitabac». Partant de ce fait, elle soutient que «ces stratégies pour la mise en œuvre de ces politiques ont sauvé des millions de personnes d’une mort prématurée». Concernant les stratégies, on souligne que «l’application des mesures de réduction de la demande dans la convention-cadre, comme les Mpower», a permis de sauver «des millions de personnes d’un décès prématuré et d’économiser des centaines de milliards de dollars au cours des 10 dernières années». «Mpower a été mis en place en 2008 pour faciliter l’action des gouvernements concernant 6 stratégies de lutte conformes à la convention-cadre : (Monitor) surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention, (Protect) protéger la population contre la fumée du tabac, (Offer) offrir une aide à ceux qui veulent arrêter le tabac, (Warn) mettre en garde contre les méfaits du tabagisme, (Enforce) faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage et (Raise) augmenter les taxes sur le tabac», a-t-on expliqué.

«Prendre des mesures autoritaires contre le commerce illicite de tabac»
En dépit de ces efforts, on relève dans le rapport que «l’industrie du tabac continue d’entraver les efforts des gouvernements pour appliquer pleinement les interventions qui sauvent des vies». Partant de ce constat, le directeur général de l’Oms appelle les gouvernements à intégrer «toutes les dispositions de la convention-cadre pour la lutte antitabac dans leurs programmes et politiques nationaux de lutte contre le tabagisme».  Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, «ils doivent aussi prendre des mesures autoritaires contre le commerce illicite du tabac qui aggrave et exacerbe l’épidémie mondiale de tabagisme avec des conséquences au niveau sanitaire et socioéconomique».  M. Tedros est persuadé qu’en «travaillant ensemble, les pays peuvent éviter que chaque année des millions de personnes meurent de maladies liées au tabagisme et ainsi économiser des milliards de dollars par an en dépenses de santé et en pertes de productivité».
Par ailleurs, on souligne dans le rapport que «même les pays aux ressources limitées peuvent surveiller la consommation du tabac et appliquer des politiques de prévention». Selon les rédacteurs de ce rapport, «en produisant des données sur les jeunes et les adultes, les pays peuvent ensuite promouvoir la santé, faire des économies sur les dépenses de santé et générer des recettes pour les services publics». En outre, l’on indique que «le contrôle systématique des interférences de l’industrie du tabac dans l’élaboration des politiques gouvernementales protège la santé publique en mettant en lumière les tactiques de cette industrie, comme le fait d’exagérer son importance économique, de discréditer les faits scientifiques avérés et de recourir aux procédures judiciaires pour intimider les gouvernements».
dkane@lequotidien.sn

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