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Des pas importants ont été franchis dans la lutte pour l’égalité des sexes. Une étude de la Banque mondiale, intitulée «Les femmes, l’entreprise et le droit 2019», montre que «131 économies ont ainsi entrepris 274 réformes législatives et réglementaires qui ont permis d’accroître l’égalité entre les hommes et les femmes».

Ces dix dernières années, d’importants progrès ont été accomplis au service de l’égalité juridique entre les sexes. C’est ce que montrent les données de l’étude réalisée par la Banque mondiale intitulée «Les femmes, l’entreprise et le droit 2019». Le document renseigne qu’au total, «131 économies ont ainsi entrepris 274 réformes législatives et réglementaires qui ont permis d’accroître l’égalité entre les hommes et les femmes». Parmi celles-ci, il y en a 35 qui «appliquent des lois contre le harcèlement sexuel au travail et qui protègent aujourd’hui près de deux milliards de femmes de plus qu’il y a une décennie». Les résultats de cette étude montrent que «6 économies (la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède» ont obtenu «un score de 100 à l’indice du rapport». Ce qui signifie que leurs lois accordent les mêmes droits aux femmes et aux hommes dans les domaines évalués. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le score de 47,37 obtenu «signifie qu’une économie typique de la région accorde aux femmes moins de la moitié des droits reconnus aux hommes dans les domaines mesurés». Un résultat qui a un impact sur le score mondial qui «est de 74,71, signe qu’une économie typique n’accorde aux femmes que les trois quarts des droits reconnus aux hommes dans les domaines évalués». Analysant ce score, les auteurs de cette étude soutiennent que cela montre que «de nombreuses lois et réglementations continuent d’empêcher les femmes d’entrer dans la vie active ou de créer une entreprise». Ces discriminations, ajoutent-t-ils «peuvent avoir des effets durables sur leur inclusion économique et leur participation économique».

Plusieurs réformes en Afrique subsaharienne en faveur de l’égalité des sexes
Il faut noter toutefois que «c’est en Afrique subsaharienne que les réformes en faveur de l’égalité des sexes ont été les plus nombreuses». D’après l’étude, «six des principales économies réformatrices se trouvent dans cette région». Il s’agit de «la République démocratique du Congo, la Guinée, le Malawi, Maurice, São Tomé-et-Príncipe et la Zambie». Selon les auteurs du document, les performances notées en Afrique subsaharienne s’expliquent «en partie par le grand nombre de pays de la région, mais aussi par le fait qu’elles avaient d’énormes progrès à faire par rapport à leur niveau initial». De ce fait, soulignent les auteurs de l’étude, «l’Afrique subsaharienne a enregistré la troisième plus forte hausse de l’indice régional moyen, de 64,04 à 69,63 sur dix ans, soit une augmentation de 5,59 points». S’agissant de l’Asie du Sud, les résultats montrent qu’elle a connu «la plus forte hausse de l’indice régional moyen, de 50 à 58,36, soit une augmentation de 8,36 points». «Vient ensuite la région Asie de l’Est et Pacifique qui est passée de 64,80 à 70,73, soit une hausse de 5,93 points», a-t-on fait savoir. Le document précise que «la majorité des principales économies réformatrices ont adopté des lois sur le harcèlement sexuel ou imposé la non-discrimination dans l’accès au crédit, et un tiers d’entre elles a levé les restrictions à l’emploi des femmes concernant le travail de nuit ou certains types d’emplois». Encourageant ainsi des réformes allant dans le sens de l’égalité des sexes, les auteurs de l’étude déclarent que «les économies réformatrices obtiennent généralement de meilleurs résultats que les autres». De plus, ajoutent-t-ils, «le taux d’activité des femmes et le pourcentage de femmes actives par rapport aux hommes augmentent généralement plus dans les économies ayant entrepris des réformes, influençant l’indice du rapport ‘’Les Femmes, l’entreprise et le droit’’». Ce qui fait dire à la présidente par intérim du groupe la Banque mondiale que «l’égalité des sexes est un élément essentiel de la croissance économique». D’après Kristalina Georgieva, «les femmes représentent la moitié de la population mondiale» et ont «un rôle à jouer dans la construction d’un monde plus prospère». Elle encourage ainsi la mise en place et l’application de lois pouvant renforcer leur autonomie. C’est d’ailleurs tout le sens de cette étude qui présente «des arguments économiques» pour encourager «les gouvernements à assurer la pleine et égale participation des femmes». Car, rappelle la présidente du groupe la Banque mondiale, «le monde ne peut véritablement prospérer que lorsqu’il fait appel aux talents de tous».

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