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Le ministre du Travail, le Haut conseil du dialogue social, la direction générale du Travail et les syndicats ont entamé une réflexion sur la nouvelle Convention collective nationale interprofessionnelle qui devrait remplacer à terme celle de 1982.

Le patronat, les syndicats et l’Etat travaillent à améliorer les relations sociales et apaiser le milieu professionnel par l’élaboration d’une nouvelle convention. L’Etat est en train de remplacer le pacte de 1982, devenu obsolète, par une nouvelle Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni) qui va prendre en compte les évolutions que les acteurs veulent intégrer dans les travaux de ladite convention mixte paritaire, chargée d’élaborer un document final. Elle permettra entre autres d’établir un environnement favorable à l’investissement, en améliorant le cadre juridique et institutionnel. De l’avis de Samba Sy, ministre du Travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions, cette nouvelle convention vise à élaborer un cadre de relations professionnelles en «contribuant à une régulation de la concurrence entre les entreprises, fixant des minima sociaux, vecteurs de travail décent, renforçant la démocratie sociale et pacifiant les relations professionnelles et la cohésion sociale nationale». Néanmoins, pour aboutir à une convention qui servira davantage les intérêts des acteurs, le ministre du Travail alerte les professionnels : «Il ne servira à rien de demander ce qu’on sait ne pas pouvoir obtenir comme il sera vain de promettre ce qu’on ne pourrait donner. La bonne foi en toute circonstance devra être votre bréviaire.» Il ajoute : «Le dialogue social n’est pas un jeu de dupe où chacun ruse pour tromper l’autre. C’est plutôt une tribune d’où doivent émaner des consensus forts, salutaires pour toute la population.»
Par ailleurs, Innocence Ntap Ndiaye, présidente du Haut conseil du dialogue social, soutient que «des avancées sont enregistrées au niveau du dialogue social, tripartite notamment, la mise en œuvre du premier pacte de stabilité sociale et d’émergence économique ainsi que les travaux de la mise en œuvre de la Ccni. Il convient d’évaluer le niveau de mise en œuvre dudit pacte et d’aller dans le sens de son renouvellement». La nouvelle Convention collective nationale interprofessionnelle, si elle est adoptée, sera au terme des échanges de la pacification du monde du travail. Et permettra de réguler les rapports dans les divers secteurs professionnels en minorant les zones de turbulences par l’anticipation sur les conflits qui y trouveront désormais des modes de traitement appropriés.
Stagiaire

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