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En Chine, notamment à Shanghai, il n’y a pas beaucoup d’Africains comme on en voit partout dans les rues des grandes villes en Europe. Et lorsqu’on est très observateur, on relève rapidement quelques péchés mignons ou les différentes astuces des Chinois qui sont tout de même curieux de découvrir un peu plus la race noire. Par exemple, au premier contact, les Chinois demandent toujours d’où vous venez. Autrement dit, «vous venez de quel pays ». Mais cette question n’est jamais anodine. La réponse est déterminante pour la suite des échanges. Et lorsque l’on croise de jeunes Chinois au marché, dans un restaurant ou en pleine ville et qu’ils arrivent à surmonter leur crainte ou timidité pour nouer le contact, leur première préoccupation c’est de savoir vos origines. Cette question qui revient tout le temps peut bien être interpréter de différentes manières. Mais il faut savoir que dès que l’on répond, les Chinois se saisissent de leur téléphone pour chercher le pays et être mieux édifiés.
La remarque, c’est qu’en général dans ces téléphones chinois qui disposent de nombreuses applications, il est assez difficile sinon presque impossible de retrouver la position du Sénégal en Afrique. Même s’ils finissent par avoir une carte de l’Afrique, il ne leur est jamais aisé d’y repérer un pays africain. Google étant indisponible en Chine, il n’est donc pas facile de les aider à se situer. Sur 10 Chinois, à peine 1 peut arriver à faire la différence entre Afrique de l’Est, de l’Ouest, du Sud ou du Centre. Et dans la ville, personne ne connaît presque le Sénégal. Cette situation étonne d’autant plus qu’en Afrique, on enseigne l’histoire de la Chine dans les écoles.  Comment se fait-il alors que les Chinois connaissent si peu le continent africain ? Une autre chose qui retient l’attention des étrangers au pays de Mao, c’est que les Chinois adorent se faire photographier avec les Noirs. Prendre une photo avec un Africain est un réel plaisir, surtout pour les jeunes Chinoises. Elles sont souvent très promptes à demander à vous photographier en pleine rue, un Africain qu’elles viennent de rencontrer. «Moi, je viens d’une province où on voit rarement des Noirs. Donc, ça me fait plaisir d’avoir ce souvenir», explique une jeune Chinoise qui venait de s’offrir ce luxe en croisant le chemin de la délégation sénégalaise.
Au sujet de cette pratique très courante sur les sites touristiques, on constate que les Chinoises et Chinois les plus courtois demandent la permission pour faire un selfie en se posant dans vos bras avec une spontanéité qui séduit forcément et crée le contact. Mais les moins téméraires ont l’art de se positionner dans un champ pour une prise volée. Ils s’empressent ensuite de se positionner dans un angle où l’on est visible et vous mitraille de flash, comme si de rien n’était. Loin des clichés et des préjugés, ces petites scènes anodines de la vie courante révèlent en définitive à quel point la Chine, en fin stratège, se rapproche de l’Afrique et le désir des Chinois de découvrir la culture africaine, l’Africain tout court. De toute évidence, ce ne sera que bénéfique pour chacune des parties.

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