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Le vent de décrispation avait déjà soufflé à Massalikoul Jinane vendredi dernier. Emportant sur son passage les inimitiés politiques entre Abdoulaye Wade et Macky Sall. Du moins, par les gestes et les images qui ont été retenus de l’inauguration de cet édifice religieux. Après avoir raccompagné son prédécesseur jusqu’à son domicile, le chef de l’Etat avait déclaré que les contentieux qu’ils ont eus doivent être dépassés. Son appel à discuter avec Wade confirmait la volonté exprimée de Macky Sall de passer à autre chose. De toute façon, chacun d’entre eux avait besoin de cette perche que le khalife général leur a tendue. Et c’est fait en attendant la suite de ce nouvel «amour» réciproque vendu aux Sénégalais. Un «K» comme Karim a été, de ce fait, à moitié réglé, en attendant l’amnistie rêvée du père pour le fils. Mais Macky Sall savait qu’il avait aussi d’autres contentieux avec d’autres adversaires. Il ne pouvait, dans ce contexte de dialogue et de décrispation, oublier l’autre «K» comme Khalifa Sall, lui aussi, qui souhaite retrouver ses droits civiques et politiques. C’est aussi une dictée du contexte du dialogue national ou politique et des nombreuses médiations et sollicitations des hommes de Khalifa Sall et d’autres notables religieux, coutumiers, politiques de tous bords. Cela pouvait-il se passer autrement d’ailleurs après la réélection de Macky Sall dès le premier tour ? Après que toutes les voies de recours ont été épuisées ? Khalifa Sall et Karim Wade ont déjà eu le même destin : la prison, l’invalidation de leurs candidatures. Et sans doute le plus important souhait pour eux : l’amnistie. Et là, tout est encore entre les mains de Macky.

 

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