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Le maire de Cayar, Ndiassé Kâ, a procédé hier, avec ses partenaires coréens de Tamara pêche, à l’inauguration du Centre de formation professionnel et technique et de la bibliothèque dénommé : «Maison de l’espoir.» Un complexe professionnel et culturel qui permettra à la jeunesse de cette dite localité de se former à des métiers d’avenir.

De plus en plus, le poisson se fait rare au troisième centre de pêche artisanal du Sénégal. Une situation qui ne devrait pas être sans conséquences sur les jeunes qui s’activent en général dans cette activité de pêche dans cette dite localité considérée comme un grand pôle économique de pêche au Sénégal. Ainsi et pour relancer l’économie locale, un Centre de formation professionnel et technique, entièrement financé par Tamara pêche, à hauteur de 100 millions de francs Cfa, vient d’être inauguré à Cayar. Ceci pour faire la promotion des métiers d’avenir au niveau de la jeunesse cayaroise. Selon le maire Ndiassé Kâ, la Maison de l’espoir, comme son nom l’indique, suscite beaucoup d’espoir au niveau des populations surtout de la jeunesse de sa localité. Parce que, fera savoir le député-maire, «à Cayar, il n’y a que la pêche et outre cette activité, les jeunes ne sont pas formés à d’autres métiers. Il y a un manque criard de cadres pour former les jeunes», d’où la pertinence de la construction de cette infrastructure qui va, selon le premier magistrat de la commune de Cayar, permettre de former les jeunes aux métiers tels que l’électricité, la plomberie, et beaucoup d’autres métiers dont l’énergie renouvelable comme le solaire. Car, constate-t-il, «au niveau de Cayar il y a beaucoup d’agriculteurs qui utilisent les pompes solaires. Et il était nécessaire de former des jeunes à la maintenance et l’entretien de ces outils pour un transfert de compétences». Dans ce cadre, le député-maire d’informer : «Nous avons trouvé un partenaire qui est prêt à nous accompagner dans ce projet de former les jeunes sur ces techniques de maintenance et d’entretien des panneaux solaires». Aussi, le centre va-t-il «renforcer certaines compétences qui sont déjà au niveau de la commune». A côte de ce centre, le complexe professionnel et culturel est composé d’une bibliothèque pour permettre aux jeunes apprenants de s’exercer. «Nous avons constaté que le niveau des élèves est en baisse, surtout en lecture, et sans la lecture on ne peut pas progresser», fera-t-il noter. Outre la bibliothèque, le complexe dispose d’une galerie d’art, qui retrace l’histoire du village des pêcheurs de Cayar avec les grandes figures emblématiques. Une galerie qui va permettre de relancer le tourisme cayarois. «La galerie d’art c’est une première à Cayar. Et elle est érigée pour faire la promotion du tourisme au niveau de Cayar. Car à l’époque le tourisme marchait très bien mais aujourd’hui le constat est que, depuis des années, le tourisme est devenu pratiquement mort. Et cette galerie d’art est une réponse face à ce problématique.»
Le président de l’association des élèves et étudiants de la commune de Cayar, Madiarra Ndoye, qui salue l’initiative des autorités locales de ladite commune, indique que l’infrastructure va permettre à sa localité d’être sur «la rampe émergente». Il ajoute : «L’inauguration de ce centre de formation marque une nouvelle ère dans l’éducation et la formation des jeunes de Cayar. Car nous vivons dans une localité où l’éducation n’occupe pas une place déterminante». Par conséquent, poursuit-il, «la Maison de l’espoir constitue une alternative afin de permettre à la jeunesse d’avoir un cadre de rencontre et d’échanges dans le but de maximiser leur compétence». Toutes raisons pour les élèves et étudiants de solliciter des mesures d’accompagnement, notamment la mise en place d’un plan de formation artisanal, l’élaboration des projets professionnels entres autres. Ce qui permettra, selon eux, d’avoir un levier de création d’emploi pour ainsi diminuer le taux de chômage. Aussi, «d’avoir une jeunesse compétente dans tous les secteurs d’activités». Une sollicitation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque les partenaires ont promis d’accompagner le centre à hauteur 6 millions de F Cfa chaque année et ce, pendant 5ans.
nfniang@lequotidien.sn

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