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La 125ème édition de la célébration du retour en exil du fondateur du Mouridisme semble être le Magal qui a refusé plus de monde comparé aux dix dernières années, selon certains fidèles, qui ont attendu des heures sous le soleil pour faire leur «ziarra».

C’est un jour de grâces mis en gras dans le calendrier mouride. Le 18 Safar, c’est la célébration de Bamba, qui est revenu de façon triomphale de son exil au Gabon. Ça fait 125 ans que ça dure. Et la foi à Khadim Rassoul ne fait qu’augmenter à chaque édition, qui attire des millions de fidèles, acquis à la cause du fondateur de la cité religieuse. Aux alentours de la Grande mosquée de Touba, les talibés scandent des «dieureudieuf Serigne Touba. bouniouy doundou bouniouy dé yeup yaniouy mom», qui constituent un renouvellement de leur acte allégeance au fondateur du Mouridisme. Autour de ce grand édifice religieux, des hommes rappellent aux fidèles les interdits du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, qui régente la cité de manière rigoureuse.
Devant les différentes portes de la Grande mosquée, on pouvait également constater des disciples mourides en rang pour accéder à l’intérieur afin de pouvoir faire leurs prières et recueillements. Pour certains, l’attente a été longue surtout avec la chaleur. Mais, estiment-ils, cela n’est rien comparé à ce que Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul a fait pour sa communauté. «Jamais je ne me serai fatigué à attendre pour pouvoir faire mes ziarra auprès de Serigne Touba, ses fils et ses petits-fils», annonce Khadim Sène. A l’intérieur de la mosquée, force est de remarquer que les mausolées de Serigne Saliou et de Serigne Fallilou Mbacké étaient le lieu de convergence privilégié des talibés.

 

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