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La réforme des procédures d’acquisition et de régularisation de la Commande publique en Afrique s’impose pour permettre aux organes nationaux de générer des retombées significatives, mais aussi faire face aux besoins de financement en infrastructures du continent. C’est en substance les recommandations du ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Mahammad Boun Abdallah Dionne et du directeur général de l’Armp et président du Racop, Saer Niang, à l’ouverture du forum africain sur la Commande publique.

Mahammed Boun Abdallah Dionne, ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence,

La Banque mondiale estimait il y a deux ans les besoins du continent africain en matière d’infrastructures à 93 milliards de dollars, soit plus de 46 500 mil­liards de francs Cfa par an, environ 15% de son Pib. Face à l’importance de tels besoins, le continent doit innover dans l’approche et la conduite des politiques publiques en matière de marchés publics.
«Sans faiblir le contrôle, nos procédures de passation et d’exécution des marchés publics devront être revisitées pour atteindre une célérité satisfaisante, dans la conduite des projets d’infrastructures qui portent le développement et le progrès social de nos nations», recommande le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République. Maham­mad Boun Abdallah Dionne, qui présidait hier l’ouverture du Forum sur la Commande publi­que en Afrique sur le thème «Approches novatrices en ma­tière de Commande publique».
L’ancien Premier ministre estime que l’orientation donnée ac­tuel­lement aux marchés pu­blics doit pouvoir générer des retombées significatives pour le secteur privé et pour les Pme/Pmi en particulier en leur facilitant l’accès à la Commande publique.
Dans le cadre de la dématérialisation des procédures liées aux marchés publics, le ministre d’Etat préconise de moderniser l’intervention des organes du système de la Commande publique en les orientant davantage vers la digitalisation des procédures, «source d’efficacité, de diligence, de réduction des coûts et surtout de renforcement de la concurrence et de la trans­parence». Pour lui, l’Afrique doit travailler à l’adoption d’une charte de compétence pour les métiers de la Com­mande publi­que en passant par la labellisation et la reconnaissance de centres de formation de référence en Afrique. «Dans la dynamique de performance de nos systèmes de marchés pu­blics, nous encourageons l’harmonisation des procédures d’acquisition, de contrôle et de régulation dans la Com­mande publique en Afrique», a déclaré M. Dionne.
Le président du Réseau africain de la Commande publique (Racop) a insisté sur l’acuité de l’exigence d’améliorer les dispositifs dans le management des marchés publics, «sachant que l’émergence est consubstantielle à l’adoption des standards de gouvernance édictés à travers les pays et les institutions multilatérales». Le Racop se propose d’impulser et d’harmoniser les réformes des systèmes de la Commande publique sur le continent. «Dans un tel élan, nous avons plus que jamais besoin d’une relation de confiance avec les Etats et le secteur privé pour optimiser la gestion des acquisitions de l’Etat et réduire ainsi les dépenses publiques», a dit Saër Niang. Pour le Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), «la rareté des ressources renforce l’exigence de conférer efficience et rationalité aux dépenses publi­ques».

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