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Les autorités locales du territoire de Beni ont indiqué dimanche qu’une attaque attribuée aux rebelles Adf a fait au moins 35 morts pendant le week-end de Noël à Eringeti, localité située dans le triangle de la mort du Nord-Kivu, dans l’est de la Rd Congo.

L’on continue de compter des morts à Beni. Et le week-end de Noël a été particulièrement meurtrier dans ce territoire congolais ensanglanté depuis octobre 2014 par une série de tueries ayant fait déjà plus de 700 morts.
En deux jours, samedi 24 et dimanche 25 décembre, au moins 22 personnes ont été tuées à Eringeti et environs. Le premier jour, «ils ont tué 10 civils», a déclaré Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, attribuant ce nouveau massacre aux rebelles des Forces démocratiques alliées (Adf).
A l’en croire, «12 autres corps ont été retrouvés [dimanche] dans des villages environnants» par l’Armée qui poursuivait les assaillants.
Le décompte macabre de 22 morts recensés dimanche soir s’est alourdi avec l’annonce lundi du décès d’au moins 13 civils hutu tués dimanche par une milice d’ethnie nande sur le village de Nyanzale, dans le sud de cette province.

Massacre à la machette
«Le mode opératoire, c’est toujours le même», selon Amisi Kalonda. Les victimes ont été tuées «à l’arme blanche et à la machette».
Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d’associations locales, a confirmé le bilan donné par l’administrateur. «Nous ne comprenons pas» cette violence, a-t-il déclaré. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer.»
«Les cultes [de la nuit de Noël] n’ont pas été tellement perturbés» par l’attaque, a dit un prêtre du diocèse catholique de Beni-Butembo, car «du fait de l’insécurité, la messe de minuit est célébrée de manière anticipée, vers 15 ou 16 heures», avant la tombée de la nuit. Mais «les gens n’ont pas fêté Noël comme à l’accoutumée» après la messe.
jeuneafrique.com et lepoint.fr

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