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La manifestation devait avoir lieu samedi 19 octobre, mais a été repoussée de 48 heures en raison de la campagne anti-insalubrité. Lundi, les manifestants se sont donc rassemblés en différents points de la capitale à l’appel du Comité laïc de coordination (Clc), un collectif proche de l’Eglise catholique à l’origine de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l’ex-Président Joseph Kabila, début 2018.
Des ténors du Clc et de l’opposition ont été vus à des points de ralliement, notamment à la paroisse Saint Joseph à Kalamu (centre), à Ndjili (est) ou encore au quartier Kingabwa (nord). Cette manifestation est la première du Clc sous le mandat de l’ancien opposant Félix Tshisekedi, investi Président en janvier. Toutefois, elle n’a pas drainé autant de monde lorsque ce collectif appelait à des manifestations contre Joseph Kabila.
La première colonne de manifestants conduite par les ténors du Clc a traversé trois communes populaires du centre de Kinshasa, alors que le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (Mlc), Eve Bazaiba, était à la tête des manifestants du quartier pauvre de Kingabwa.

Affaire des 15 millions de dollars
«Moyibi toboyi, 15 millions $ Ezonga na caisse» («nous nous opposons au vol, que les 15 millions de dollars retournent dans la caisse» de l’Etat), pouvait-on lire sur les t-shirts portés par des manifestants, tandis que des banderoles affichaient : «Non à l’impuissance de la justice», «Où sont nos 15 millions de dollars ?».
«Nous ne voulons plus de la corruption, pas d’impunité et non plus une justice en déliquescence», a déclaré de son côté Isidore Ndaywel, historien et coordonnateur du Clc.
jeuneafrique.com

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