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La République démocratique du Congo est de nouveau frappée par le virus Ebola. Cette fois, l’épidémie s’est déclarée dans la zone de santé de Likati, dans la province du Bas-Uélé tout au nord du pays, non loin de la Centrafrique.

Depuis le 22 avril 2017, neuf cas suspects ont été notifiés. Trois personnes sont mortes. «Des prélèvements ont été faits et l’institut a confirmé un échantillon qui est revenu positif pour le virus Ebola», explique le Dr Allarangar Yokouidé, représentant de l’Organisation mondiale de la santé en Rdc. L’enjeu est maintenant d’agir très vite, étant donné la rapidité de contamination du virus. Problème, la zone touchée est difficile d’accès, mais des personnels médicaux sont déjà sur place, assure le Dr Allarangar Yokouidé : «Une équipe d’investigation est sur le terrain, mais d’autres vont la rejoindre ce samedi au plus tard, avec des médecins épidémiologistes, mais également des cliniciens qui doivent assurer la prise en charge, assure-t-il. Il y a aussi des gens qui doivent assurer la mobilisation sociale et la participation communautaire, puisque c’est une maladie pour laquelle il faut absolument impliquer la population pour pouvoir la contrôler.»

Expertise
Sur place, les services médicaux congolais ont acquis une expertise avec le temps, car depuis 1976, année où le virus a été découvert pour la première fois en Rdc, c’est la huitième épidémie à laquelle le pays fait face, rappelle le Dr Allarangar Yokouidé. Suite à ces différentes épidémies, «il y a des cadres de ce pays qui ont acquis une certaine expérience. Et nous pensons qu’elles vont être mises à profit pour pouvoir contrôler très rapidement la situation actuelle», dit-il.
Pour le représentant de l’Oms, le fait que la Rdc soit aussi souvent exposée au virus Ebola s’explique par plusieurs facteurs : «L’écologie de la République démocratique du Congo s’y prête. Ce sont les primates qui sont les porteurs de ce virus. Dans cet écosystème, le virus est donc en circulation et c’est comme ça que l’homme arrive à se contaminer par exemple en allant dans la brousse, en mangeant des singes morts à cause d’Ebola.»
Par ailleurs, le ministre de la Santé publique de RDC a adressé une correspondance au représentant de l’Organisation mondiale de la santé pour solliciter son appui afin de renforcer la riposte. Il a également invité la population congolaise à ne pas céder à la panique, en spécifiant qu’aucun cas d’Ebola n’a été signalé ni à Kinshasa ni à Kisangani, ni ailleurs en Rdc à l’exception de Nambwa, à 45 kilomètres de Likati.
Rfi

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