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Accusé d’avoir mordu la joue du gardien de Valenciennes à la fin du match, le milieu de terrain du Fc Sochaux, Ousseynou Thioune, a donné sa version des faits ce dimanche. Il conteste le terme de morsure et reproche à son vis-à-vis d’avoir tenu des propos racistes à son encontre.

Ousseynou Thioune, à quels moments du match remontent ces propos que vous avez entendus du gardien de Valenciennes ?
A la première mi-temps, au moment où il y a eu ce tacle violent sur Steve Ambri. Le gardien est sorti, il a commencé à insulter. Mais là, personne n’a répondu. Sur une autre action en 2e mi-temps, lorsque je suis venu lui chiper la balle tout près du but, il a recommencé à me parler et m’a dit, «casse-toi sale Noir». Là encore, je n’ai pas répondu. J’ai même rigolé. Je me suis dit : «Allez, je suis plus fort que ça.» J’ai aussi été traité de tous les noms par la tribune où il y avait tous les supporters. Je me disais : «Garde ton sang-froid, tu es au-dessus, tu es international, tu as des échéances en novembre, ne tombe pas dans le piège…»
Et vous vous êtes retrouvés avec Jérôme Prior à la fin du match…
Après le match, je suis venu lui dire que ce n’était pas professionnel de tenir ces propos. C’est là encore qu’il m’a répété «casse-toi, sale Noir». Sur cette deuxième fois, alors oui, j’ai dit «on sort et on va s’expliquer sur ça». J’ai mis ma tête contre sa joue, c’est vrai. Et oui, j’étais énervé, je voulais donner un coup de tête. Mais quand j’ai réfléchi, j’ai retiré ma tête. Il n’y a pas eu de morsure…

Quel type de choc alors ?

Quand on regarde bien la vidéo, j’avais mes mains à l’intérieur de mes poches. Les têtes sont proches. Après, on voit un mouvement de bras de tous les deux et je suis parti. Ecoutez, si je l’avais mordu, il aurait eu une autre réaction que ça. Pour moi, il a fait lui-même cette marque que j’ai vue après sur les images. Une morsure aurait laissé des traces de dents. Là, ce n’est pas le cas. Aux gens qui disent que j’ai mordu, je leur dis montrez-moi les images. Elles n’existent pas.
C’est pourtant l’accusation qui est portée par Jérôme Prior et l’ensemble de ses coéquipiers. Il est allé le signaler aux arbitres…
Prior est en train de mentir. Si ça avait été le cas, on aurait été tous les deux convoqués dans le bureau de l’arbitre. Il n’y a rien eu. Moi, on me voit aller vers mes coéquipiers qui étaient énervés aussi pour les calmer. C’est moi qui leur demandais de rentrer aux vestiaires. Les caméras ont pris ça aussi. Elles étaient là. J’étais dans les premiers arrivés à notre vestiaire et c’est là que j’ai entendu que le gardien m’accusait. Ça m’a fait très mal…

Avez-vous débriefé avec vos dirigeants ?

Non. A chaud, c’était tendu. Regardez aussi au moment de cette altercation, Maxence (Prévot) est là, il voit, entend tout ce qui se passe ! Fran­chement, Max serait intervenu si j’avais bien fait ce qui a été dit…
Si l’arbitre fait un rapport accablant à votre encontre, comment pensez-vous exposer les faits ? Vous tiendrez une position identique ?
S’il fait un rapport, il doit d’abord convoquer les deux joueurs. Je pense que ça, c’est professionnel. C’est important de bien nous entendre, tous les deux. Si l’arbitre fait ça avant de faire son rapport, je dirai tout. Et je maintiendrai que Prior m’a dit deux fois, «casse-toi sale Noir»…
Pour l’instant, vous êtes sans nouvelle ?
Pour l’instant rien.
Avec L’Est Républicain

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