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Le meurtre du Sénégalais Amadou Mballo en Libye n’est pas du goût des membres de l’Association des journalistes en migration et sécurité (Ajms). Ces derniers attendent de l’Etat qu’il prenne toutes ses responsabilités pour que la lumière soit faite sur cette affaire.

Les multiples meurtres commis sur les Sénégalais établis à l’étranger et qui restent souvent impunis préoccupent au plus haut niveau les journalistes en migration et sécurité. Ils se sont fendus d’un communiqué pour déplorer le crime commis sur la personne de Amadou Mballo et s’indigner de l’absence de lumière sur ces multiples crimes dont les enquêtes n’ont jamais abouti en laissant les responsables vaquer tranquillement à leurs occupations comme si ce n’était pas une vie humaine qu’ils ont supprimée. C’est pourquoi «devant cet énième acte barbare commis sur nos compatriotes vivant à l’étranger», l’Asso­cia­tion des journalistes en migration et sécurité (Ajms) demande «à l’Etat du Sénégal de prendre toutes ses responsabilités».
Dans leur communiqué, ces journalistes exigent à ce que «la lumière soit faite et que le coupable soit sévèrement sanctionné». Cela permettrait, disent-ils, de mettre ainsi un terme aux «pseudo-enquêtes qui n’aboutissent jamais à rien du tout».
Les journalistes en migration et sécurité veulent que l’impunité cesse et que la dignité du migrant sénégalais soit rétablie. C’est pourquoi ils se sont réservé le droit de porter plainte contre X en concertation avec la famille de la victime afin que ce drame ne connaisse pas le même sort que les précédents.
C’est dans la journée du mercredi 24 octobre que notre compatriote Amadou Mballo a été assassiné en Libye par son patron qui aurait jeté son corps dans la rue. Selon les informations recueillies des sources proches du dossier, la victime ne faisait que lui réclamer son dû. Après 4 ans passés en Libye où Amadou Mballo était allé monnayer ses talents afin de se faire fortune, il laisse derrière lui 2 femmes et un enfant qui vivent dans le village de Sara Sounkara à Kolda. «Trop, c’est trop !», disent les journalistes en migration et sécurité qui engagent la responsabilité de l’Etat à qui ils demandent de faire la lumière sur cet acte ignoble qui vient allonger la liste des victimes sénégalaises à l’étranger.

justin@lequotidien.sn

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