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Le prédécesseur de Me El Hadj Amadou Sall aux fonctions de porte-parole du Pds affirme que l’implication de Aliou Sall dans les contrats pétroliers avec Frank Timis était liée au fait que son frère était devenu président de la République. Babacar Gaye invite, par conséquent, Macky Sall à se débarrasser de son frère pour la «bonne marche» de la République.

«Le président de la République, ne serait-ce que de manière principielle, devrait aujourd’hui se débarrasser de Aliou Sall en tant que son frère qui gangrène la bonne marche de la République.» C’est ce qu’a fait savoir hier Babacar Gaye à l’émission «Grand jury» sur la Rfm. Expliquant son opinion sur le scandale présumé sur les contrats des hydrocarbures, l’ancien porte-parole du Pds soutient que le chef de l’Etat doit «prendre toutes les décisions qui feront que la République soit exempte de l’implication des familles comme on l’a reproché à Me Abdoulaye Wade et son fils Karim Wade». D’après lui, cette affaire dans laquelle Aliou Sall est cité «est un exemple patent» de l’implication des familles. Poursuivant ses explications, M. Gaye révèle avoir découvert «que l’implication de Aliou Sall était liée au fait que son frère était devenu président de la République». A l’en croire, les recherches qu’il a menées montrent que «les partenaires de Frank Timis, jusqu’au 6 mars 2012, n’étaient pas Aliou Sall». Et il s’interroge : «Qu’est-ce qui s’est passé entre le 6 mars et le 19 juin, pour que le Président Macky Sall accepte de signer un décret validant la convention qui lie Timis au Sénégal ?» Babacar Gaye insiste sur le fait que Aliou Sall a commencé à travailler avec Timis en juillet 2012 après la signature du contrat par le Président Sall et non en 2011 comme le soutient le concerné. Il en veut pour preuve le certificat d’existence de Petro Tim Sénégal Sa qui dit que la filiale a été «créée le 4 juin 2012».

«Me Wade ne constitue plus l’enjeu majeur pour le Pds de demain»
Par ailleurs, Babacar Gaye qui revendique toujours son appartenance au Pds s’est prononcé sur la «réorganisation du parti». Selon lui, celle-ci va se faire «autour d’un nouveau programme, de la mise en place d’une autre forme de leadership, d’un programme alternatif de gouvernement». Sur ce dernier point, il souligne que c’est «pour que demain, celui qui sera candidat puisse être le candidat du Pds et non son propre candidat». A la question de savoir s’il est intéressé par le poste de secrétaire général du Pds, il soutient que «tous les militants doivent avoir» cette ambition. Sur le rôle que doit jouer Abdoulaye Wade dans la réorganisation du parti, M. Gaye estime qu’il doit continuer à les orienter, les aider à se repositionner, «mais ne constitue plus l’enjeu majeur pour le Pds de demain». S’agissant du retour du Pds au pouvoir en 2024, le responsable libéral de Kaffrine déclare qu’il sera «très difficile», mais pas «impossible». Toutefois, il estime qu’il «va falloir beaucoup travailler, rénover, discuter, faire beaucoup de compromis, choisir les hommes qu’il faut, l’équipe qu’il faut». Tout cela, souligne-t-il, «dans le cadre d’un management nouveau qui serait en phase avec ce que les Sénégalais attendent de leurs leaders politiques».
dkane@lequotidien.sn

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