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«Si la Sodav ne distribue pas les droits d’auteurs qui ont été collectés, c’est un problème de la Sodav». C’est du moins la réponse, du secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, Birane Niang. Ce dernier a évoqué hier le différend qui existe entre la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) et l’Association des acteurs de  l’industrie musicale (Aim).

«Si la Sodav ne distribue pas les droits d’auteurs qui ont été collectés et ne les répartit pas, nous pensons que ça c’est un problème de la Sodav. Je pense que les organes de cette société s’en sont expliqués lors de leur point de presse. Il faut aussi que les acteurs comprennent cela», a dit Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, interpellé sur le contentieux qui existe entre la Sodav (Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins) et l’Aim. Ce dernier s’exprimait hier en marge d’une cérémonie de présentation de vœux organisée par son département ministériel à la place du Souvenir.
Il a rappelé ainsi que la Sodav s’est substituée au Bureau sénégalais du droit d’auteur (Bsda), qui était un établissement public professionnel, est devenu une société de droit purement privé. «Nous n’avons rien à voir avec la Sodav, sauf que nous avons aidé à finaliser le processus qui a connu un arrêt. Il a fallu qu’on relance le dossier ces deux dernières années avec la signature par le président de la Répu­blique du décret d’application de la loi de 2008», ajoute M. Niang. «Nous sommes à leur disposition en tant que tutelle, nous les écoutons et nous essayons au­tant que faire se peut dans le cadre des rapports qui doivent exister entre une société privée et sa tutelle. Mais c’est un problème interne à la Sodav», poursuit-il.
Evoquant les difficultés d’accès au ministère de la Culture soulevés par les membres de l’Aim, Birane Niang dira : «Je pense que s’il y a un ministère et un ministre disponibles, tout le monde est unanime à dire que le ministre de la Culture est le plus disponible». Il précise qu’à chaque fois que le ministre Mba­gnick Ndiaye est empêché, ses collaborateurs n’hésitent pas à recevoir les gens.

Plusieurs centaines de millions distribués
«Cette association vient d’être créée, ils disent qu’ils n’ont pas reçu de subvention. Pour la subvention, il y a des critères : il faut être structuré, reconnu comme tel. Si c’est une structure qui n’est pas reconnue comme telle, on ne peut pas la subventionner», explique-t-il.  Cette cérémonie de présentation de vœux du ministre de la Culture a été aussi une occasion pour dresser le bilan dudit département. Il s’agit notamment de la mise en place d’une mutuelle de santé des acteurs culturels, de la signature par le chef de l’Etat en février 2016 de l’agrément instituant la Sodav, un appui aux centres culturels qui ont été dotés de matériel d’une valeur de 140 millions de francs, l’organisation de la 12e édition de la Biennale de l’art africain con­tem­porain dont le budget est évalué à 500 millions de francs Cfa, la réhabilitation des lieux de culte et de mémoire du patrimoine historique classé, entre autres.
Stagiaire

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