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Coach, on imagine votre bonheur avec cette victoire historique du Sénégal en Coupe du monde

Je félicite les filles pour ce match difficile qu’elles ont joué. Il fallait de la constance dans l’effort et elles ont répondu. C’est vrai que c’est une victoire historique. On n’a jamais battu une équipe européenne. Mais Dieu a fait que cette victoire historique devait passer par moi. Et elle d’autant plus belle que c’est en pleine Coupe du monde. Mais je ne suis pas le seul. C’est un groupe uni. Je remercie aussi mon staff, les supporters, dirigeants et tout le Peuple sénégalais qui est derrière nous.

Qu’est-ce qui a été déterminant dans ce match ?
C’est un match qui s’est joué sur l’agressivité, la concentration. C’est un jeu qui était serré. La seule fois qu’on a eu un décalage énorme dans le troisième et quatrième quart temps, c’était plus 6 pour la Lettonie. Il fallait arrêter la défense que nous faisions parce que ça nous tuait à l’intérieur. Hier (samedi), on avait encaissé 52 points à l’intérieur, mais aujourd’hui, on a fait un bon travail avec 26 points pris. On a finalement défendu très haut. La clé principalement, c’est qu’on a voulu retarder la Lettonie. Elles vont très vite et sont agressives. Il fallait les ralentir. Les filles ont du mal mental.

Parlez-nous de ce qui n’a pas été dans ce match, comme les shoots extérieurs où le Sénégal n’a inscrit qu’un seul panier ?
On nous a contrés plusieurs fois sur les tirs à trois points. Je voulais aller à l’intérieur, être agressif, provoquer des fautes et marquer à l’intérieur. Il y a des moments, il faut tirer parce qu’il reste 3 ou 4 secondes. Mais si on prend des tirs très tôt, on est contrés. Donc, j’ai refusé de prendre ces tirs-là. On s’est beaucoup précipité sur les tirs à trois points. Mais il ne faut pas arrêter de tirer. Les filles ont assuré sur le contrôle de la balle sur les 22 secondes.

Qu’est-ce qui était le plus difficile entre le match contre les Etats-Unis et la Lettonie ?
Ce sont deux matchs différents. Avec les Etats-Unis, ce sont de grandes filles. La Lettonie, ce sont les arrières. Mais il faut toujours rester solide. Il faut aller jusqu’au bout et jusqu’au fond. C’est ce qu’on a essayé de faire et les filles ont étaient vraiment solides.

Qu’est-ce que vous retenez comme satisfaction ?
La barre des 55 points était mythique. On a tout fait pendant le tournoi pour la dépasser. Et on l’a fait à trois reprises. Mais, on n’est jamais arrivé à 60 points. C’est hier (samedi) que le déclic a eu lieu. Mettre 67 points contre une grande équipe comme les Etats-Unis, c’est quelque chose. On s’est dit que le minimum aujourd’hui (hier), c’était 70 points. Je leur avais dit que si on arrive à mettre 70 points, on gagne le match. Les filles ont compris.

Et le match contre la Chine ?
La Chine, c’est une équipe régulière, très constante qui ne fait pas beaucoup de pertes de balles. Elles jouent très justes et sont très rapides. C’est à nous de les contrôler et d’éviter de venir tard dans la rotation. Sinon, elles vont nous tuer. On va faire des séances de vidéo cette nuit (hier) et demain (aujourd’hui). C’est un autre match. Ce match-là, on l’a déjà oublié.

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