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L’ambiance n’est pas studieuse à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Après l’acte «d’indiscipline» des étudiants, les travailleurs de l’université ont sonné hier la révolte. Fortement mobilisés, ils ont organisé plusieurs Ag pour dénoncer l’attitude des étudiants qui ont «vandalisé des bureaux au rectorat, mais ont également brutalisé certains de leurs camarades qui travaillent dans l’assainissement». Coor­don­nateur de l’Intersyndicale du personnel administratif et de service, Ousmane Ndiaye ne cache pas sa colère : «Nous dénonçons de la manière la plus forte les actes de vandalisme orchestrés sur la personne du recteur qui est le premier de ce personnel.» Il indexe l’Etat qui serait en partie responsable de cette situation «pour avoir fait la promotion de l’incivisme et de l’indiscipline en augmentant la bourse des étudiants et en leur octroyant de nouveaux bus». Estimant qu’ils ne «sont plus en sécurité», ils demandent à l’Etat de prendre ses responsabilités, après avoir exigé «que des sanctions rigoureuses soient prises contre les étudiants aussi bien sur le plan administratif que pénal».
En écho, l’Intersyndicale des travailleurs du Crous a traité les auteurs de ces actes «de bandits, de vandales». Ndéné Sarr, porte-parole du jour, a invité les autorités administratives à prendre leurs responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Il a fait savoir par ailleurs que les travailleurs du Crous, «qui servent les étudiants quotidiennement, n’accepteront plus d’être malmenés par ces derniers qui doivent être sanctionnés pour mettre fin à de tels agissements». Ils ont eux aussi décrété un mot d’ordre de grève de 48h et sont «prêts à continuer cette grève si l’Etat ne réagit pas».
cndiongue@lequotidien.sn 

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