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Le Bac 2017, qui a été secoué de nombreuses fuites, fait toujours réagir les autorités. Dans une déclaration «relative aux défaillances graves qui affectent l’organisation du Baccalauréat général 2017», le médiateur de la République, qui relève avec «une grande désolation, les dysfonctionnements qui affectent gravement l’organisation» de cet examen, n’a pas caché sa colère :  «Ces défaillances mettent en évidence des fuites avérées à grande échelle et sur plusieurs épreuves entachant du coup,  profondément la crédibilité du premier diplôme universitaire de notre système éducatif.» Le réquisitoire de Me Alioune Badara Cissé est sans appel : «Notre pays, celui des premiers bacheliers au sud du Sahara, ne peut se complaire du simple constat que ces manquements heurtent la morale et laissent prospérer la conviction, auprès de leurs auteurs,  que leurs actes demeurent impunis.» Au final, il est solidaire de la position du gouvernement, «telle qu’exprimée dans le communiqué du Conseil des ministres du 5juillet 2017» et exige «des sanctions lourdes à la hauteur du préjudice incommensurable que les gueux ont fait irrémédiablement subir à notre système éducatif et à l’image de notre pays». Il termine sa déclaration en rappelant un principe simple dans une République : «L’égalité de tous  devant la loi est un rappel nécessaire car dans ce processus d’investigation et de sanction immanquables, il ne saurait y exister le moindre soupçon de dualité de traitement.» Après les fuites, la police  et la gendarmerie, qui ont ouvert une enquête, ont interpellé 19 personnes, qui ont été placées sous mandat de dépôt.
Stagiaire 

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