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Fds estime qu’il ne reste au Président Sall qu’à «officialiser» sa «démission», après son message à la Nation et les décisions qui en sont sorties. Pour Babacar Diop et ses camarades, qui appellent les «forces vives» à reprendre la lutte politique, constatent «la vacance du pouvoir».

Avant eux, d’autres opposants ont vu dans l’assouplissement des mesures de restriction pour barrer la route au coronavirus, une «démission» du chef de l’Etat. Et pour Forces démocratiques du Sénégal (Fds), il ne lui reste qu’à «matérialiser officiellement» sa «démission». «Les Sénégalais attendaient un chef d’Etat, un vrai général de guerre contre le Covid-19, l’ennemi qui menace notre pays. A la place, ils ont eu droit à un spectacle affligeant d’un déserteur qui a choisi d’abandonner son Peuple. Aujourd’hui, le Sénégal ressemble à un navire sans capitaine. En vérité, Macky Sall, après avoir demandé tous les pouvoirs, a démissionné de ses responsabilités. Le Peuple a constaté, en direct à la télévision, la vacance du pouvoir», assènent Dr Babacar Diop et ses camarades. Fds de poursuivre dans son communiqué : «Aujourd’hui, le Sénégal ressemble à un navire sans capitaine. En vérité, Macky Sall, après avoir demandé tous les pouvoirs, a démissionné de ses responsabilités. Le Peuple a constaté, en direct à la télévision, la vacance du pouvoir.»
Une façon de dénoncer la réouverture des lieux de culte, des marchés, des écoles. Parce que, estiment-ils, cette stratégie du gouvernement contre le Covid-19 est un «tissu de contradictions et d’incohérences». «La communication de peur autour du slogan : «Restez chez vous» a subitement changé sans explication et sans mesures conséquentes. Le gouvernement a trouvé un nouveau slogan : «Sortez de chez vous» pour aller dans les lieux de culte, les marchés, les ‘’loumas’’, les écoles», argumentent-ils.
Selon eux, Macky Sall a «choisi d’exposer sa population en sacrifiant surtout les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques». Les Fds invitent ainsi le gouvernement à revoir sa décision, «manifestement précipitée», de rouvrir les écoles à partir du 2 juin prochain, «sans avis favorable» des autorités sanitaires, «sans concertation» avec les syndicats des enseignants, les parents et les élèves, les principaux concernés. Babacar Diop et Cie demandent, par conséquent, «aux forces vives de reprendre la lutte politique afin de parler pour le Peuple abandonné à son propre sort». Avant de conclure : «On peut confiner des malades, mais pas la démocratie.»

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