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La révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall, n’exprime rien d’autre que la panique qui «habite» le président de la République. Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn) invite les Sénégalais «à prendre clairement conscience de la gravité de l’heure» du fait que «l’avenir de la démocratie sénégalaise est en jeu».

La révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall, n’a pas l’heur de plaire au Front démocratique et social de résistance nationale (Frn). Cette structure regroupant les partis significatifs de l’opposition est d’avis que le Président Macky Sall «s’oppose ainsi à la volonté librement exprimée par les populations aux dernières élections locales. Ceci exprime la panique qui l’habite devant la perspective de sa défaite inéluctable dans la capitale en 2019». Une décision qui rompt, aux yeux de la rencontre des leaders du Frn dans un communiqué d’hier, d’avec «l’article 36 de la loi organique de 2017 sur la Cour d’appel» qui «dispose que le délai de pourvoi, tout comme le pourvoi, sont suspensifs en matière pénale, Macky Sall est passé outre pour signer son décret illégal». Suffisant alors pour le Frn d’indiquer que «ceci s’ajoute aux immixtions flagrantes ayant abouti, le 30 août dernier, aux forfaitures concernant les affaires Karim Wade et Khalifa Sall».
«Devant cette situation, le Frn appelle chaque Sénégalais, chaque Sénégalaise, à prendre clairement conscience de la gravité de l’heure. C’est l’avenir de la démocratie sénégalaise qui est en jeu», souligne le regroupement des partis de l’opposition significative.
«C’est le droit des citoyens à choisir librement le prochain président de la République que Macky Sall compte fouler au pied pour s’’’auto-élire’’ au premier tour. Tout le monde est concerné. Tout le monde doit se mobiliser pour imposer les conditions minimales d’une élection transparente (accès au fichier, autorité indépendante pour organiser les élections, abandon du parrainage)», lancent ces opposants au Président Macky Sall. Qui ne peuvent s’empêcher d’appeler leurs compatriotes «au sit-in de protestation du mardi 4 septembre 2018 à 16 heures devant le ministère de l’Intérieur».
mdiatta@lequotidien.sn

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