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Mamadou Ibra Kane du Cdeps.

La Coordination des associations de presse (Cap) s’est réjouie du vote par les députés  du nouveau Code de la presse. Cependant, les professionnels des médias n’ont pas manqué d’exprimer quelques inquiétudes. «Nous avons beaucoup de réserves sur les limites qui ont été apportées à la liberté de presse en ce sens que quand le gouvernement a réécrit le code consensuel de 2010, le gouvernement a limité les droits des journalistes en matière d’investigation. Le gouvernement a renforcé l’Admi­nistration dans la fermeture ou la suspension d’un organe de presse», a déploré Mamadou Ibra Kane.
Le président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (Cdeps) a estimé que malgré les avantages liés à cet acquis, «ce code n’est pas à la hauteur de la Constitution du Sénégal de 2001 qui est une constitution révolutionnaire qui a sacralisé la liberté de presse et la liberté d’expression», dit-il. Mais tout de même, il admet que «ce code est une évolution significative par rapport à la loi 96-04 en ce sens qu’on a défini le statut du journaliste». Selon M. Kane, les hommes de médias poursuivront la lutte en discutant avec le gouvernement.
msakine@lequotidien.sn

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