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La Coalition des centrales syndicales du Sénégal n’approuve pas la dernière hausse intervenue sur les prix du carburant. Ce qui la pousse à appeler le gouvernement à des «concertations sérieuses» avec les partenaires sociaux pour parvenir à atténuer les effets néfastes de cette augmentation.

La dernière hausse intervenue sur les prix du carburant n’est pas du goût de la Coalition des centrales syndicales. Cette unité d’action des centrales, par le biais d’un communiqué, «rejette cette hausse et invite le gouvernement à ouvrir des concertations sérieuses avec les partenaires sociaux en vue de parvenir à des mesures d’atténuation des effets néfastes de cette augmentation». La Coalition des centrales syndicales du Sénégal, qui regroupe la Cnts, la Csa, la Cnts-Fc, l’Udts et l’Unsas, constate pour déplorer que «sans aucune consultation préalable des partenaires sociaux, le gouvernement a augmenté les prix du carburant, du ciment, ainsi que les taxes portuaires et les tarifs douaniers. Des décisions antisociales, dictées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international qui exigent de l’Etat l’application de ‘’la vérité des prix’’».
La Coalition des centrales syndicales «exige le maintien des subventions sur la bonbonne de gaz butane, sur les tarifs de l’électricité et des transports, ainsi que sur les denrées de première nécessité». «L’intégration des représentants des travailleurs dans le comité consultatif sur les hydrocarbures et dans le Conseil national de la consommation» demeure aussi une autre revendication de Mody Guiro et ses camarades leaders syndicaux. Qui estiment que «pendant un bon moment, le prix du baril de pétrole avait atteint son niveau le plus bas (42 dollars/le baril), sans que le gouvernement ne daigne appliquer cette baisse sur les produits pétroliers. Les gains tirés de ce blocage des prix n’ont pas été redistribués aux consommateurs».
Ces syndicalistes demeurent persuadés que «le renchérissement des prix des produits pétroliers va impacter les produits de consommation courante, ainsi que les tarifs de transport routier, de l’électricité et du gaz butane». «Il n’y a pas de doute. De façon pernicieuse, le gouvernement fait glisser le pays dans les méandres d’une politique d’ajustement structurel dont les conséquences sont déjà visibles sur le pouvoir d’achat des travailleurs», fait encore remarquer la Coalition des centrales syndicales du Sénégal. Qui n’est pas loin de penser que «l’Etat, en proie à un déficit budgétaire, va anéantir tous les efforts déployés par les entreprises pour équilibrer leurs charges techniques et stimuler la croissance».
La hausse des prix du carburant est entrée en vigueur le samedi 29 juin dernier à 18 heures. Ainsi, les prix du litre du supercarburant ont augmenté de 80 frs Cfa, passant de 695 à 775 francs Cfa, tandis que le litre du gasoil est passé de 595 francs à 655 francs Cfa, soit 60 francs Cfa de hausse.
mdiatta@lequotidien.sn

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