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Ousmane Sonko parle de l’enquête de Bbc sur une affaire de corruption présumée impliquant Aliou Sall. Pour lui, il n’y a rien de nouveau sous le soleil puisqu’il en avait parlé dans son livre. Les montants avancés lui semblent d’ailleurs dérisoires.

Quand on parle Pétro-Tim, on pense à lui. Ousmane Sonko a alors réagi à ce dossier qui refait surface par le scandale présumé révélé par une enquête de Bbc et impliquant Aliou Sall. Invité du journal de midi de la radio Sud Fm hier, le leader de Pastef ne semble pas surpris par ses développements. «Cette affaire, nous en avons suffisamment parlé au point que les gens disaient qu’on ne parle que du pétrole. Mais nous savons ce qui a été fait et mal fait dans ce dossier de pétrole. Il suffit de se reporter à mon ouvrage sorti en 2016. Je crois que, fondamentalement, il n’y a rien de nouveau si ce n’est quelques précisions faites. Dans mon ouvrage, j’en ai beaucoup développé sur les notions liées aux délits de corruption, notamment le trafic d’influence, le délit d’initié, le conflit d’intérêts… Et par rapport à cela, je n’avais pas pris de gants puisque j’avais clairement établi la responsabilité de Macky Sall lui-même en tant que président de la République et de son frère Alioune Sall, mais également celle de Aly Ngouille Ndiaye qui était ministre chargé de l’Energie à l’époque», a-t-il rappelé. Le député souligne qu’il l’avait relevé «de manière détaillée et preuves à l’appui». «C’est pourquoi il n’y a jamais eu de réaction de l’autre côté, ni de démenti, encore moins un début de plainte. Et cette fois-ci, ils s’empressent de parler de plainte», s’étonne-t-il encore.

«Il faut prévoir sur des milliards et pas un demi-milliard»
Revenant sur Frank Timis lui-même, Sonko est convaincu que le pétrole et le gaz sénégalais sont «entre les mains d’un aventurier, en complicité avec le frère du Président et avec l’onction du Président qui a signé des décrets pour lui donner ses droits pétroliers en sachant pertinemment qu’il ne remplissait ni les critères éthiques ni les critères financiers». Pour le candidat malheureux à la Présidentielle du 24 février, cette affaire est loin de connaître son épilogue. Et puis, Sonko trouve «dérisoires» les montants avancés par Bbc que Aliou Sall aurait reçus. «A ce niveau d’enjeu, s’il y a corruption, il faut les prévoir sur des milliards et pas un demi-milliard ou je ne sais quel autre montant», estime Ousmane Sonko qui promet de suivre ce dossier. «Notre conviction est que tôt ou tard, que ce soit dans le cadre des juridictions internationales ou nationales qui sont aujourd’hui sur la coupe réglée, la lumière sera faite et les responsabilités situées. Il faut que les gens rendent compte de ce qu’ils ont fait sur les biens qui appartiennent à 14 millions de Sénégalais, mais qui ont servi à enrichir un groupuscule de personnes et de manière indue», conclut-il.
hamath@lequotidien.sn

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