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Baba Maal, Grand prix pour les arts  : «Je suis très confiant sur l’avenir de la musique sénégalaise»
«Je suis aussi extrêmement content que Maréma Fall ait reçu ce prix d’encouragement. C’est une référence, je le dis et j’en prends la responsabilité. Depuis deux ans maintenant, lorsqu’on me demande pendant mes interviews, quel regard je porte sur la musique sénégalaise, je dis que je suis très confiant. Parce qu’il y a des femmes, des talents comme Maréma Fall qui est venue nous retrouver à Podor durant les Blues du Fleuve et qui a séduit toute la population du Fouta Toro.»

Ousmane William Mbaye, Grand prix du Président pour les arts  : «La relance du Grand prix pour les arts et les lettres est un acte fondamental»
«Pour moi, c’est une fierté de partager le prix des arts avec Baba Maal pour ce qu’il vient de dire. Aujourd’hui j’ai cette place, mais je pense que le Sénégal regorge de tellement de grands cinéastes que tous pouvaient être à ma place. Je tiens à souligner le fait que le président de la République relance le Grand prix des arts et des lettres et décide de célébrer les artistes, les hommes et femmes de culture. C’est pour moi un acte fondamental qui renforce la diversité d’opinions. Et comme vous le savez, l’art est subversif. Je vous remercie. Nous savons que bientôt nous aurons notre centre national de la cinématographie.»

Rahmatou Seck Samb, Grand prix du Président pour les lettres :
«Ce trophée est une raison d’espérer et de rêver»
«Aujourd’hui, le prix du président de la République me couvre d’honneur et je crains de ne pouvoir trouver des mots assez forts pour exprimer mon émotion et surtout la gratitude du Peuple des écrivains et des artistes. Mais ce trophée de prestige est devenu pour le Peuple, si souvent en désarroi, des écrivains et des artistes une raison d’espérer et de rêver. Rêve de reconnaissance plus que de récompense, car si la création artistique et littéraire a sa part d’exaltation, elle est aussi faite de labeur, de douleur, d’angoisse et d’anxiété. Peut-être seuls le rêve et l’espoir nous permettent d’aller jusqu’au bout de notre aventure littéraire. Je reçois ce prix avec humilité. Je ne vais jamais le considérer comme le couronnement d’une quelconque carrière, mais plutôt comme le tournant vers une écriture plus exigeante avec elle-même et peut-être plus engagée.»
aly@lequotidien.sn

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