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Zoulou Mbaye, artiste peintre : «Ibou Diouf est pour nous ce que Picasso fut pour l’Europe»
«Nous sommes tristes. L’art sénégalais vient de perdre une figure emblématique. Ibou Diouf est pour nous ce que Picasso fut pour l’Europe. Moi, je fais partie de la deuxième génération des artistes plasticiens sénégalais, après les Ibou Diouf, les Amadou Ba, Khalifa Guèye, je viens après eux. Mais nous de la deuxième génération savons bien qui est Ibou Diouf. Lui  et ses collègues  de son époque, ils nous ont guidés sur le chemin.  A chaque fois qu’un artiste sort de l’école de Dakar et qu’il sait faire quelque chose, il doit rendre un hommage à Ibou Diouf qui a beaucoup fait pour cette école. Il a rendu un honneur à cette école.»

serigne_ndiaye_serinSerigne Ndiaye, artiste peintre : «Son nom ne tombera jamais dans l’oubli»
«Ibou Diouf est un grand frère pieux et qui a beaucoup d’abnégation. Pour nous, c’est un exemple. Il est respecté dans le monde de l’art. Il fait partie des premiers pinceaux à être reconnus au Sénégal. C’est un maitre dans l’art au point que André Maleraux lui avait rendu hommage. N’oublions pas qu’il est l’auteur de l’affiche du 1er Fesman. Il a su se frayer un chemin car on demande souvent d’un grand artiste ce qu’il a apporté à l’art. Il a été suivi par pas mal d’artistes. Il est certes parti, mais son nom ne tombera jamais dans l’oubli. Récemment il a fêté ses 50 années de carrière en organisant une exposition mémorable. Il ne faut pas oublier qu’il est l’un des meilleurs costumiers du Sénégal sinon de l’Afrique même.»

Mamadou WadeMamadou Wade, artiste peintre et ami du défunt : «Ibou Diouf était un éclaireur»
«Ibou est mon camarade de promotion à la Maison des arts et de la culture, l’actuelle école des Beaux-arts. Dieu a fait de lui un digne représentant du Sénégal dans le monde. Senghor le considérait comme son fils. Ibou Diouf était un éclaireur. Il a tracé la voie à suivre. Depuis nos débuts jusqu’à aujourd’hui, on était inséparables. Son décès est une surprise pour moi car cela ne fait même pas deux semaines, lors de l’enterrement de Samba Laye, on parlait ensemble. Pas plus tard que la semaine passée, on a échangé ensemble, mais rien ne laissait présager qu’il allait nous quitter. Quand je l’ai appris, je n’en revenais pas.»

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