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El Hadji Demba Dia, artiste réalisateur auteur du film J’existe 
«Cette projection collective nous permet de montrer nos talents»
«Mon film est consacré au hip hop notamment à un projet initié par Africultururbane. C’est juste une contribution… La diffusion de ces 9 films dans une même soirée est une chose exceptionnelle. Cela nous a tellement manqué de nous retrouver ainsi pour des soirées cinéma. C’est une fierté pour nous parce que cela permet à nos familles ici au Sénégal de voir nos productions. Le fait de rassembler tous les jeunes au Grand Théâtre pour diffuser notre film, ça donne du plaisir et cela nous motive de plus. Le Fonds de Promotion de l’Industrie pour la cinématographie audiovisuelle est une bonne initiative qui permet aux artistes de pouvoir montrer leur talent. Ça nous permet de réinventer la roue et que les gens puissent produire leurs films avec des moyens locaux, une subvention locale. Je salue cette belle initiative du Fopica, et j’espère que cela continuera.»

Mor Talla Dionne, réalisateur du film Ramatou :
«Aujourd’hui le Fopica est en train de faire de bonnes choses»
«Ce film m’a couté environ à 1 500 000 F CFA. Le matériel m’a couté très cher. J’assiste souvent à des soirées de projection mais celle-ci est particulière. C’est une grande satisfaction pour les jeunes qui font le cinéma. Je ne fais pas partie de ceux qui bénéficient de l’aide du Fopica, pour des raisons personnelles. Peut-être si je dois postuler, ce serait pour une formation. Mais aujourd’hui, le Fopica est en train de faire de bonnes choses en appuyant les cinéastes et je salue cette volonté. Espérons que cela puisse continuer et être reflet du cinéma sénégalais.»

Hugues Diaz, directeur de la Cinématographie : «Certains pensent qu’après Djibril Diop et Ousmane Sembène qu’il n’y aura plus de talents»
«C’est une initiative conjointe entre la direction du Grand Théâtre et la direction de la Cinématographie. Nous sommes heureux de voir du cinéma dans ce temple de la culture, de l’excellence, cette structure du Grand Théâtre dispose de l’un de plus grands écrans dans ce pays, l’une des plus belles cabines de cinéma au Sénégal. Donc nous avons voulu organiser cette séance ici pour d’abord offrir un programme cinématographique à ce temple de culture. Mais ensuite l’idée de cette initiative c’est de valoriser ces jeunes, ces talents de la cinématographie sénégalaise parce que d’aucuns pensent qu’après Djibril Diop, Sembene Ousmane qu’on aura plus de talents de cette trempe. Aujourd’hui, la diffusion de ces courts métrages s’est faite dans de meilleures conditions techniques cinématographiques, les thématiques et jeux d’acteurs étaient captivants…. Nous avons tous vu la qualité du travail réalisé par ces jeunes qui produisent en définitive de bons films. Des films qui font grandir notre 7e art. Nous tenons à montrer le talent, la créativité de ces jeunes. C’est une première d’organiser une projection collective de ce genre, mais tout cela va se poursuivre. Car nous voulons donner accès à ces productions qui sont faites par le biais du Fopica. La prochaine séance on proposera avec le Grand Théâtre, une soirée qui va toucher les téléfilms.»

Limane seck, réalisateur du film Djibril : «Si cela continue, le cinéma sénégalais retrouvera sa place»
«Je fais partie des personnes qui ont bénéficié du financement de Fopica pour la production de mon film. Le Fopica aide le cinéma sénégalais. Depuis l’installation de ce fonds, on va vu que la production se multiplie, la qualité aussi y est et cela se voit à travers les résultats du Sénégal dans les festivals. Si cela continue, le cinéma sénégalais retrouvera sa place. Les Dakarois ont besoin de cette soirée pour découvrir les films dont ils ne connaissent pas les auteurs mais dont ils entendent tout simplement parler.»

Abou hadri Ndiaye réalisateur du film xaaley bou réer : «Il est important de réitérer ces genres d’actions»
«Il est important de réitérer ces genres d’actions parce que ça nous permet, nous les réalisateurs, de pouvoir diffuser nos films. Je salue cette très belle initiative. Projeter 9 films dans la même soirée ne cause pas un problème parce quand j’étais à Berlin, on projetait 5 films en même temps. Je suis bénéficiaire du Fopica mais je ne peux pas vous dire la somme reçue. C’est le producteur qui doit vous dire ça.»

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