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Poignée de mains entre Amadou Ba et Louise Cord hier, à l’issue de la signature des quatre accords de financement.

La Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal et le ministre de l’Economie, des finances et du plan ont paraphé hier, 4 accords de financement d’un montant de 300 milliards de francs Cfa. Ces accords visent à mettre sur pied un Bus rapide sur voie réservée à Dakar, un projet de développement du tourisme et des entreprises au Sénégal, un appui technique aux négociations des projets gaziers et de renforcement des capacités institutionnelles et un projet d’extension du système de transport électrique au sein de l’Omvs.

Le Sénégal a procédé à la signature de 4 accords de financement avec la Banque mondiale. D’un montant total de 300 milliards de francs Cfa, ces accords ciblent 4 projets. Il s’agit du Bus rapide sur voie réservée à Dakar, d’un projet de développement du tourisme et des entreprises au Sénégal, un appui technique aux négociations des projets gaziers et de renforcement des capacités institutionnelles et d’un projet d’extension du système de transport électrique au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Financé à hauteur de 184 milliards 250 millions de francs Cfa par la Banque mondiale, le projet de bus rapide sur voie réservée recevra, d’après Louise Cord, la directrice des opérations de l’institution de Bretton woods, d’autres financements de la Banque européenne d’investissement, du Fonds vert pour le climat et du gouvernement. On estime à 300 mille le nombre de personnes qui devront l’utiliser quotidiennement entre la préfecture de Guédiawaye et le centre-ville de Dakar. Soit 18 km de voirie dont les travaux, à en croire Amadou Ba, vont commencer d’ici 7 à 10 jours.
Le 2ème projet dans lequel la Banque mondiale injectera 45 milliards 786 millions de francs Cfa concerne le développement du tourisme et des entreprises du Sénégal. Il a 2 objectifs que sont : l’amélioration de la compétitivité du secteur en renforçant la destination Sénégal et en redynamisant le site de Saly dans un premier temps ; et l’appui au développement entrepreneurial. Ce dernier vise à soutenir les Pme avec un fonds à frais partagés pour faciliter l’accès aux nouveaux marchés, d’après les explications de Louise Cord. Qui informe que «ce fonds permettra de financer l’opérationnalisation de plateformes de l’investissement dans au moins 3 pôles économiques hors de Dakar, notamment Saint-Louis, Ziguinchor et la Petite-Côte».
Le 3e projet pour lequel la Banque mondiale apporte un financement de 60 milliards 20 millions de francs Cfa, est d’envergure régionale. Renforcer les échanges d’énergie avec une électricité fiable doublée d’une possible baisse des prix, tel est son objectif, à en croire Louise Cord. Il aura surtout un grand impact dans la région de Casamance, grâce à la construction en cours de la ligne Tambacounda-Ziguinchor. Et le dernier projet d’un montant de  16 milliards 732 millions de franc Cfa veut assurer une gestion «efficace, équitable et durable» des hydrocarbures. Appelé projet d’appui aux négociations des projets gaziers et de renforcement des capacités institutionnelles, il ambitionne de mettre à la disposition du gouvernement, un prêt d’assistance technique Ida. En outre, explique Louise Cord, cette assistance visera «à renforcer le cadre légal, fiscal, stratégique et institutionnel».

 Engagements au financement du Pse : La Banque mondiale dépasse la barre des 1000 milliards
Avec les 4 accords de financement d’un montant de plus de 300 milliards de francs Cfa, la concrétisation des engagements financiers de la Banque mondiale au Groupe consultatif pour le financement du Plan Sénégal émergent (Pse), tenu à Paris les 24 et 25 février 2014, a dépassé la barre des 1000 milliards de francs Cfa, soit deux fois plus que l’annonce de financement de 500 milliards. Pour le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, c’est une preuve de la pertinence du Pse. Et à ce titre, la Directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise Cord, a exhorté les autorités à continuer dans cette dynamique. «Pour atteindre le statut d’un pays à revenu moyen et réduire la pauvreté, il faudra soutenir cette bonne performance pour plusieurs années de suite et même avec des taux de croissance qui doivent être supérieurs à 7%. Pour cela, il faudra entamer le chemin des réformes structurelles comme celle du foncier dans les zones rurales, élargir le rôle du capital privé dans la Senelec, mettre en œuvre la décision de privatiser la Sonacos. Ce sont les réformes que vous avez choisies et maintenant, il faut les appliquer avec diligence pour en tirer les bénéfices en croissance partagée», a-t-elle dit hier dans les locaux du ministère des Finances.

mgaye@lequotidien.sn

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