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Après Thiès et Saint-Louis, la capitale du Sud a été le cadre le week-end dernier d’ateliers axés sur la valorisation des agropoles que le président de la République compte installer dans les zones économiques du pays. Pour celui prévu dans la région de Ziguinchor et qui a fini de prendre forme, les autorités annoncent la création de 49 mille emplois directs et indirects.

Le Groupe d’information républicain (Gir) a organisé le week-end dernier un atelier d’échanges sur les programmes, projets et réalisations du gouvernement à la Place de Gao de Ziguinchor. Rencontre à laquelle ont pris part le ministre de l’Economie, de la coopération et du plan Amadou Hott, celui de la Formation professionnelle Khadim Diop et le directeur des Domaines Mame Boye Diao, entre autres autorités. Occasion pour les panélistes de passer au peigne fin les projets réalisés ou en cours de réalisation dans la partie sud du pays dont le projet Agropole sud qui a fini de prendre forme. Pour le ministre Amadou Hott, ce projet initié par le président de la République Macky Sall, avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (Bad), d’un montant de plus de 57 milliards de francs Cfa, vise à enrôler plus de 49 mille jeunes dans le domaine des potentialités agricoles que comptent les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Pour le ministre de l’Economie, ce projet va contribuer non seulement à la transformation secondaire des produits de la région tels que la mangue, l’anacarde, mais aussi permettre aux entreprises locales d’avoir un produit qui est immédiatement transformable et industrialisable. Et pour ce qui est attendu de ce projet, Amadou Hott a révélé que c’est 14 mille 500 emplois directs et 35 mille autres indirects, soit un total de 49 mille emplois directs et indirects, que va générer ce projet au niveau des trois départements de la région de Ziguinchor. Ce qui va, d’après Amadou Hott, impacter positivement la vie de plus 350 mille habitants de la Casamance.
Les agropoles du Sud, Centre et Nord du Sénégal vont contribuer à la création de la valeur ajoutée et augmenter les revenus des producteurs.

Focus sur la formation professionnelle
Le ministre de la Formation professionnelle, Khadim Diop, est revenu dans son intervention sur les difficultés d’un secteur mal en point et qui connaît, depuis l’avènement du Président Macky Sall à la Magistrature suprême, un bond qualitatif en termes de formation et d’emplois des jeunes, voire en termes d’employabilité et de qualification de cette frange de la population. «En 2012, si nous avions un taux de qualification faible, c’est parce que justement pendant longtemps le Sénégal a fait l’option d’orienter son système éducatif vers l’enseignement général qui a fait des résultats, mais qui a montré ses limites aujourd’hui», a soutenu le ministre de la Formation professionnelle. Pour Khadim Diop, son ministère a toujours été, dans le cadre de la politique globale de l’éducation, le parent pauvre du secteur. «En termes d’allocation de ressources, le régime passé s’est glorifié d’avoir consacré 40% de son budget au secteur de l’éducation. Mais sur 40% réservés à ce secteur, force était de reconnaître que moins de 4% seulement étaient consacrés à la formation professionnelle et à l’enseignement technique», a-t-il indiqué. Des ressources insuffisantes qui ne permettaient pas d’accueillir et de former, note-t-il, l’ensemble des jeunes Sénégalais qui souhaiteraient, à côté d’un système d’enseignement général, disposer d’une formation professionnelle pour avoir un métier et rentrer dans le marché du travail. Et c’est la première injustice, argue le ministre, que le Président Macky Sall a corrigée. Khadim Diop rappelle qu’en 2012, le ministère en charge de la Formation professionnelle avait un budget de 24 milliards de francs Cfa. «Et cette année, nous venons de voter le budget qui a été multiplié par 3. Il passe ainsi de 24 à 78 milliards de francs Cfa ; et c’est vérifiable», martèle-t-il. Et si le budget est passé à 78 milliards, c’est parce que le président de la République a pris, selon lui, une décision historique, forte courageuse qu’aucun gouvernement n’avait prise jusqu’ici et qui a consisté à reverser à ce secteur l’intégralité de la Contribution forfaitaire à la charge des employeurs (Cfce) qui avoisine 20 milliards de francs Cfa. Une vieille bataille que tous les partenaires de la formation professionnelle avaient engagée pour que cet argent retourne à la formation professionnelle, souligne-t-il. «Abdoulaye Wade avait accepté de mettre 5% de cette taxe à la formation professionnelle. Il a fallu attendre 2015 pour que le Président Macky Sall le porte à 10%, puis à 25% et aujourd’hui à 100%», avance Khadim Diop qui ajoute : «Si en 2012 on avait à peu près pour tout le système d’éducation et de formation réuni moins de 40 mille jeunes qui étaient dans les dispositifs de formation, aujourd’hui avec l’accroissement notable des ressources, on est passé à 80 mille 600 jeunes. Et on passe d’un taux de qualification de 6% en 2012 à 12% en seulement 7 ans. Et si en 2012 nous avions 87 structures de formation sur l’ensemble du territoire sénégalais, aujourd’hui nous sommes à 119 centres de formation professionnelle».

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