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Le Plan Sénégal émergent (Pse) est une réalité au Sénégal, selon le ministre qui en a la charge. Cheikh Kanté en veut pour preuve les différentes réalisations des différents programmes. Cependant, l’un des défis à relever dans le cadre du Plan d’actions prioritaires 2 reste la mobilisation des financements privés.

Cheikh Kanté a vanté hier, lors de son passage au Conseil économique, social et environnemental (Cese), les résultats réalisés dans la phase I du Plan Sénégal émergent (Pse), surtout à travers les programmes tels que le Pudc, le Puma, la Cmu, les Bourses de sécurité familiale, le Promo­villes, entre autres. Cependant, même si le Pse se porte bien, les défis à relever dans le cadre du second Plan d’actions prioritaires (Pap 2) restent énormes, selon le ministre en charge du Pse. Il s’agit, souligne Dr Cheikh Kanté, de la mobilisation des financements privés pour les projets structurants. A l’en croire, la particularité du premier Pap est que c’est l’Etat qui a financé la transformation du pays. Ce qui fait qu’il y a une corrélation positive, mais aussi de l’autre côté une corrélation négative. «La corrélation positive c’est qu’on a eu un taux de croissance satisfaisant, la corrélation négative…, la dette augmente. Heureusement que nous n’avons pas encore franchi les critères de convergence et même si on les franchissait, la France aujourd’hui dépasse 100%, l’Italie dépasse 150% de la dette, le problème c’est qu’on sache là où investir l’argent de la dette», a soutenu le ministre du Pse. Au Sénégal, se réjouit-il, «c’est transparent et reconnu par les bailleurs de fonds. C’est la raison pour laquelle ils ont décidé d’accompagner encore pendant longtemps le Sénégal».
Cheikh Kanté a informé lors de son face-à-face avec les conseillers qu’il est aussi chargé des grandes réformes au nombre de 19 dont il faut accélérer la mise en œuvre. «Ces réformes-là, nous devons les réussir pour ne pas compter à 100% sur le pétrole, parce que les pays qui ont émergé ne l’ont pas été à partir de leurs matières premières, à part de rares expériences. Réussir ces réformes-là pour avoir une meilleure mobilisation des recettes nécessaires pour le financement de notre économie, du Pap 2», a déclaré Dr Kanté. Il poursuit : «Le deuxième postulat, c’est le secteur privé maintenant qui doit prendre le relai, mais un secteur privé fort avec des valeurs qu’il partage avec l’Etat et le rôle de ce dernier consistera à créer un écosystème nécessaire pour favoriser l’épanouissement de ce secteur privé.»
La question des conclusions du rapport sur le foncier, celle des exploitations familiales ont été soulevées par les conseillers qui estiment que la bonne résolution de ces questions aidera à accélérer les progrès déjà réalisés.
ksonko@lequotidien.sn

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