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Des personnes-ressources en finance climat subissent depuis hier un renforcement de capacités pour mobiliser des fonds, afin de faire face aux effets du changement climatique. L’atelier vise surtout le Fonds vert climat pour les collectivités territoriales.

Les acteurs nationaux pour la réduction des effets du changement climatique, au niveau central comme local, disposent d’une connaissance très limitée des sources de financement, des intermédiaires et des procédures en vigueur, selon l’Ong Innovation, environnement et développement (Ied). Cette situation est encore plus alarmante pour les collectivités locales qui, dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation, ont un rôle de plus en plus important dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques.
Elles manquent souvent d’informations précises et à jour sur les sources de financement et de compétences nécessaires devant leur permettre de préparer des projets bancables. «L’accès aux financements climat pour les collectivités territoriales découlera à coup sûr d’une meilleure disponibilité et connaissance des informations, des dispositifs et critères d’accès aux fonds», renseigne l’Ied.
Pourtant, les financements pour les pays en développement sont disponibles pour accompagner les collectivités territoriales à faire face aux impacts du changement climatique, d’après Madeleine Diouf de la direction de l’Environnement et des établissements classés. «Les financements multilatéraux comme le Fonds mondial pour l’environnement, le Fonds vert climat, les Fonds bilatéraux et les financements privés», a-t-elle listé à l’atelier de formation des personnes-ressources en finance climat hier, sont disponibles. Chacun de ces mécanismes dispose de procédures et de formulaires propres.
Pour y accéder, les collectivités territoriales doivent élaborer des projets qui s’alignent avec les critères de financement de ces différentes sources. Pour ce faire, des acteurs territoriaux venus des 14 Agences régionales de développement (Ard) et d’autres acteurs subissent depuis hier, pour trois jours, une formation de renforcement de capacités. Cet atelier devrait leur permettre de mieux connaître les fonds, les modalités d’accès, les mécanismes de financement, les procédures de soumission, les types de projets éligibles, les structures d’encrage, mais aussi la meilleure façon de remplir les différents formulaires.
Cependant, l’Ied Afrique qui a organisé la formation vise le Fonds vert climat, selon Mamadou Ndong Touré. Le conseiller technique au Projet décentralisation des fonds climat, mis en œuvre par l’Ied, indique par ailleurs que ce fonds existe au niveau international et que le Sénégal dispose d’une autorité nationale qu’est la direction de l’Environnement et des établissements classés. Il y a aussi des entités nationales de mise en œuvre comme le Centre de suivi écologique, la Fao, le Pam, entre autres, qui sont accréditées pour aider les acteurs à accéder à ce Fonds vert climat, lequel devrait permettre aux collectivités territoriales du pays d’accéder au Fonds climat pour leur permettre de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation face aux effets du changement climatique.
ksonko@lequotidien.sn

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