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L’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) s’est dotée d’un plan stratégique à l’horizon 2025. Entre autres réformes, l’Ecole prévoit la restructuration du cursus des étudiants, l’accélération du processus de professionnalisation des enseignements et de l’employabilité de ses diplômés. Les autorités de l’établissement l’ont fait savoir vendredi à l’occasion de la rentrée solennelle 2018-2019.

La salle de conférence de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires s’est révélée trop contiguë pour contenir tout ce monde qui a fait le déplacement pour assister à la rentrée solennelle de cet établissement universitaire. L’occasion a été saisie par les autorités universitaires d’échanger sur des problématiques d’un développement durable. Mais également de procéder à l’inauguration du musée d’anatomie de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires, une première du genre en Afrique de l’Ouest. Ce joyau, composé essentiellement de squelettes de bovins, de moutons, de chèvres, de dromadaires, de chiens, de chats et d’écorches d’animaux domestiques, de la taxidermie de serpent, de rat, des membres pelviens et thoraciques de différentes espèces, va permettre aux étudiants d’augmenter leurs bases en ostéologie.
Ce musée est avant tout, une étape franchie pour un nouveau départ avec ses défis et enjeux de l’ensemble des parties prenantes qui forment la communauté, a indiqué le ministre de l’Ensei­gnement supérieur, de la recherche et des technologies de l’information et de la communication de la République islamique de Mauritanie, Sidy Ould Salem, par ailleurs président du Conseil d’administration de l’Eismv.
Le Pca a ainsi félicité et encouragé l’ensemble des composantes de l’Eismv pour leur inestimable contribution par leur volonté et leur motivation dans leur effort de faire de l’Eismv une institution moderne de référence dans le paysage académique vétérinaire continental, voire international.
Le thème «insécurité dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest et leurs répercussions sur le pastoralisme durable» ne dérange pas la vision que la Direction générale de l’Eismv s’est assignée, consistant à faire de sorte que des questions de développement durable soient traitées et touchant des Etats membres notamment au Sud du Sahel et en Afrique de l’Est…
En effet, souligne Sidy Ould Salem, la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest fait aujourd’hui l’objet d’un grand intérêt en raison d’un conflit armé et une insécurité à grande échelle qui contribue à la déstabilisation et à la vulnérabilité des communautés pastorales.
Selon lui, les conséquences sur l’équilibre géographique nécessitent un complexe sécuritaire régional des Etats du Sahel et d’un complexe sécuritaire fondé sur les populations.
Face à toutes ces menaces, l’Eismv de Dakar veut se positionner comme un acteur essentiel contribuant à la mise en œuvre des politiques au profit de la région du Sahel.
Au cours de la cérémonie, le directeur de l’Eismv a rappelé que son établissement a pour mission de garantir la qualité et le professionnalisme de l’enseignement pour une meilleure employabilité de ses diplômés. Yalacé Yamba Kaboré a souligné que l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires ne forme pas des chômeurs. Selon lui, elle est permanemment à l’écoute des Etats membres, des entreprises formelles et informelles, de la chaîne de valeur de l’élevage et de la pêche ainsi que des systèmes de protection sanitaires pour mieux adapter sa formation initiale et continue pour le bien-être de la société.
Pour tendre vers l’excellence, l’Eismv s’est dotée d’un plan stratégique 2018-2025 en cours de validation. Ces réformes sont inscrites dans la logique d’intervention concernant la restructuration du cursus pour son nouveau programme de formation initiale des études en vétérinaires, en cohérence avec l’Orga­nisation mondiale de la santé animale, l’accélération du processus de professionnalisation avec la réalisation et les équipements et des installations cliniques dont les premières initiatives portent sur les cliniques modernes de référence des équidés avec l’appui de la Banque arabe au développement économique en Afrique et d’autres partenaires.
Entre autres projets, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication à travers la numérisation des documents administratifs et de comptabilité.
Créée en 1968 pour faire face au développement de l’agriculture et de l’élevage, l’Eismv regroupe aujourd’hui, 15 Etats membres qui participent à son budget de fonctionnement.
bseck@lequotidien.sn

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