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Après le scrutin du 24 février, la Mission d’observation électorale conjointe de la commission épiscopale justice et paix et des scouts du Sénégal a formulé quelques recommandations. Aux candidats et à tous les acteurs politiques, l’Eglise demande «d’engager toute contestation éventuelle dans le strict respect de la loi électorale sénégalaise et de manière pacifique, dans l’attente de la proclamation des résultats, de s’abstenir de faire toute déclaration susceptible de porter atteinte à la paix, à l’ordre public et à l’unité nationale». Quant à la presse, nationale et internationale, le chef de mission, l’Abbé Alphonse Seck, l’exhorte à rester dans son rôle d’informateur en s’abstenant de publier «des résultats non officiels et de fausses tendances». Par ailleurs, un message a été également adressé aux leaders d’opinion et à la Société civile. En effet, la mission demande à ces deux entités de continuer leur travail de sensibilisation des populations pour préserver le calme, à travers la consolidation de l’esprit civique et la promotion de la responsabilité citoyenne.
Pour le reste, l’Eglise a tiré des «motifs de satisfaction» concernant l’organisation de l’élection présidentielle qui s’est déroulée «dans un climat serein et apaisé en dépit des dysfonctionnements constatés». Ainsi, elle considère que «la bonne tenue du scrutin démontre que des défis majeurs ont été relevés, notamment sur les points liés à la transparence et à la sincérité du vote. La Présidentielle s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les dysfonctionnements constatés n’ont pas entaché la sincérité du scrutin». En conférence de presse hier, la mission a informé que ses 1000 observateurs et superviseurs ont été dans 4 600 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national, notamment dans 43 départements sur les 45 que compte le pays. Ils avaient pour rôle de constater l’heure d’ouverture des bureaux de vote, la disponibilité et le fonctionnement du matériel électoral, la présence et la ponctualité des membres des bureaux de vote, la présence des forces de sécurité, l’affluence dans les bureaux de vote.
msakine@lequotidien.sn

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