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La société civile sénégalaise ne conteste pas les résultats provisoires du scrutin de 24 février dernier. Pr Babacar Guèye et ses camarades qui notent que le scrutin s’est «bien déroulé» invitent les candidats à «respecter le verdict» des urnes et à user des «voies de droit» en cas de contestation.

La Mission d’observation de la société civile sénégalaise «prend acte» des résultats du scrutin du 24 février. Toutefois, Pr Babacar Guèye et ses camarades se sont gardés de confirmer ou d’infirmer les chiffres de la Commission nationale de recensement des votes. «Le juge Kandji est à la tête de la Commission nationale de recensement des votes et les chiffres qu’il a donnés sont officiels. En tant que républicains, nous prenons acte de ces chiffres et nous ne les contestons pas», a-t-il dit hier, lors d’une conférence de presse-bilan. Il ajoute : «Nous avons des chiffres, mais il y a des chiffres officiels qui sont rendus publics. Le cas échéant, nous utiliserons nos chiffres dans le cadre de la médiation et de la facilitation que nous voulons continuer à faire.» En effet, souligne-t-il, le travail de la société civile ne s’arrête pas à l’observation du scrutin. «L’élection n’est pas encore terminée. Nous avons un gros travail de médiation et de facilitation pour recoudre ce qui a été décousu», fait-il savoir. Les quatre candidats malheureux ont rejeté les résultats provisoires, mais ne comptent pas faire des recours devant le Conseil constitutionnel. La mission invite ainsi à faire «preuve de responsabilité en respectant scrupuleusement le verdict exprimé par le Peuple souverain et à user des voies de droit en cas de contestation».
De façon générale, la société civile donne une note positive au scrutin du 24 février 2019 qui, selon elle, «s’est déroulé de manière satisfaisante dans l’ensemble». Elle souligne que «les quelque dysfonctionnements notés n’ont pas été de nature à remettre en cause la transparence et la crédibilité du scrutin». C’est pourquoi Pr Guèye et Cie exhortent les acteurs politiques à tout mettre en œuvre pour la préservation de la paix et de la stabilité sociale. Entre autres dysfonctionnements, elle a relevé «la très faible représentation des femmes dans le personnel électoral des bureaux de vote, l’absence de représentants de certains candidats de l’opposition dans les bureaux de vote». Pour une consolidation de la démocratie sénégalaise, la société civile recommande «une démarche plus consensuelle dans la définition des règles électorales, la mise en œuvre du financement des partis politiques et la régulation des dépenses de campagne électorale». Elle préconise également une réglementation pour la prise en charge de la sécurité des candidats à l’élection présidentielle, la restauration du dialogue politique avec la désignation du chef de l’opposition et la nomination d’une autorité chargée des élections et du dialogue politique.
ksonko@lequotidien.sn

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