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La tenue, en terre sénégalaise, du deuxième forum Galien Afrique et du lancement du prix Galien Afrique est, pour le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, une reconnaissance des progrès accomplis. En effet, défend Mahammed Boun Addallah Dionne, notre pays et son gouvernement accordent une place centrale au capital humain, à travers les politiques publiques mises en œuvre tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il soutient dans la foulée que la santé et la formation professionnelle sont des éléments indispensables à tout individu, à toute société qui aspire à un développement humain durable. «C’est pourquoi, le Sénégal, dans son document de référence, le Plan Sénégal émergent (Pse), a misé sur le renforcement du capital humain pour favoriser l’insertion économique et sociale des ressources humaines afin de mieux booster son développement», explique l’ex-Premier ministre de la République du Sénégal.
Cette deuxième édition du forum Galien Afrique offre, à son avis, l’occasion aux autorités et aux participants d’aborder des thèmes liés aux innovations biotechnologiques dans la santé, l’industrie pharmaceutique, la tradithérapie et la couverture sanitaire universelle mais également aux problèmes de santé relatifs au changement climatique entre autres.
Pour Mahammed Boun Ab­dallah Dionne, la question essentielle des discriminations et de l’inégalité de traitement doit être abordée puisque les femmes doivent avoir les mêmes possibilités d’accéder à des formations de niveau supérieur, notamment dans les Sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (Stim).
Pour sa part, Bruno Cohen a fait savoir que le prix Galien est aujourd’hui considéré, partout dans le monde, comme l’équivalent du prix Nobel pour la recherche biopharmaceutique dédiée à l’amélioration de la condition humaine. Il est, d’après le président de la fondation, plus qu’une récompense : «Il est un mouvement mondial et global qui reconnaît et encourage l’excellence en innovations thérapeutiques.» De l’avis de M. Cohen, la création aujourd’hui du prix Galien Afrique marque une étape majeure et stratégique dans l’histoire du prix Galien et place le Sénégal comme un acteur incontournable sur la scène scientifique mondiale.

«Nous ne produisons que 3% des médicaments que nous consommons»
Au regard du ministre malien de la Santé, être en Afrique n’est pas un hasard si l’on veut parler de maladie, de production locale, de populations, de la santé, des femmes, etc. Car, informe Michel Amala Sidibé, l’Afrique constitue aujourd’hui pratiquement 25% du poids de la maladie mondiale. Par conséquent, soutient-il, il est important d’en parler en ce sens que «nous ne produisons que 3% des médicaments que nous consommons en Afrique». A l’en croire, il faut la création d’industries pharmaceutiques dans le continent africain au moment où «l’on parle de 16 milliards de dollars dans ce marché et dans les 5 années à venir on sera entre 23 et 24 milliards de dollars». Pour cela, et pour d’autres raisons, dit M. Sidibé, «nous ne devons plus nous limiter à parler de maladie, nous sommes obligés de parler de santé, d’environnement, de la place de la femme, etc.». «La couverture sanitaire mondiale nous préoccupe tous et nous ne pourrons jamais avoir une sécurité sanitaire universelle sans une meilleure gestion du risque de la maladie au niveau individuel», conclut le ministre de la Santé malien, par ailleurs invité d’honneur du deuxième forum Galien qui se tient du 25 au 26 novembre 2019 à Dakar.
Stagiaire

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