PARTAGER

Il avait attaqué la loi sur le parrainage devant la Cour de justice de la Cedeao. Me Abdoulaye Tine, candidat déclaré à la Présidentielle, invite la juridiction à se prononcer sur la question avant la fin du processus électoral.

«Nous venons d’apprendre le décès de l’honorable Sidi Lamine Niass. Paix à son âme, que la terre lui soit légère!» Ces prières, suivies d’une minute de silence, ont été l’entrée en matière de Me Abdoulaye Tine qui tenait un point de presse hier. Le candidat déclaré à l’élection présidentielle du 24 février 2019 a qualifié la loi sur le parrainage de «dangereuse» et de «recul pour la démocratie». L’avocat, qui avait attaqué la loi sur le parrainage devant la Cour de justice de la Cedeao, invite celle-ci à se prononcer sur cette question. Le président de l’Union sociale libérale (Usl) cite l’article 1er du Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance qui dispose : «Les partis politiques se créent et exercent leurs activités dans le cadre des lois en vigueur. (…) Ils participent librement et sans entrave ni discrimination à tout processus électoral. La liberté d’opposition est garantie.» Concernant le statut des partis politiques, Me Tine a indiqué que «le fait d’instituer un principe de parrainage intégral doublé du parallélisme absolu des conditions de recevabilité des candidatures, aussi bien d’indépendants que des partis politiques, la loi nationale, même en prévoyant formellement dans la Constitution sénégalaise, un statut pour les partis politiques, vide ledit statut de sa substance». Et il ajoute : «Il en résulte une absence, dans la loi nationale, des garanties inhérentes aux partis politiques et nécessaires au processus démocratique.» Me Tine soutient qu’«on a violé ce qui fait la substance et la teneur même d’un parti politique». Il a aussi estimé que les potentiels parrains ne sont pas sûrs de la validité de leur inscription sur les listes électorales mais aussi que les partis politiques n’ont aucune maîtrise sur les modalités de contrôle. «Nous estimons, par conséquent, à 80 jours de l’élection, qu’il est urgent que la Cour de justice de la Cedeao se prononce sur la question avant la fin du processus», suggère Me Tine qui a, dans la foulée, exigé l’organisation du scrutin par une personnalité «neutre».
Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here