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La Cour de justice de la Cedeao a débouté hier les avocats de Khalifa Sall qui avaient déposé un recours pour violation des droits de leur client. Une bataille perdue au moment où le procès du maire de Dakar est dans sa dernière phase.

La Cour de justice de la Cedeao ne voit pas de violations dans les droits de Khalifa Sall dans la procédure judiciaire sur la gestion de la caisse d’avance. Saisi en urgence par le député-maire de Dakar, la juridiction sous régionale qui n’est pas entrée dans le fond du dossier, d’après la Rfm, a débouté la défense. C’est sans doute une bataille perdue dans cette guerre de procédures, alors même que le procès est dans sa dernière phase. C’est d’ailleurs aujourd’hui, en principe, que les plaidoiries seront bouclées. Et il restera sûrement la date du délibéré.

«Je n’ai jamais vu des prévenus tirer sur d’autres»
Les avocats de Khalifa Sall ont donc poursuivi leurs plaidoiries. Jusqu’ici, l’Agent judiciaire de l’Etat était un «Parquet bis». Mais depuis hier, les conseils de Khalifa Sall ont trouvé «un demi-Parquet» après les plaidoiries à charge des avocats des deux percepteurs : Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré. «Dans cette affaire, seul le Parquet bis a dit qu’il y a eu manquant, car nous avons deux Parquets et demi ici. Nous avons le Parquet debout (procureur), le Parquet bis (Aje) et le demi-Parquet (les avocats des percepteurs)», a ironisé Me Amadou Aly Kane dont la plaidoirie a fait tomber en transe un partisan de Khalifa Sall, finalement évacué hors de la salle. Mais cette position des percepteurs, Me Ndèye Fatou Touré l’a également dénoncée : «La défense doit être unie. Des prévenus qui tirent sur d’autres, je n’ai jamais vu cela.» De quoi étonner Me El Mamadou Guèye qui relève aussi : «C’est la première fois que je vois un procès où il y a une fausse partie civile à côté d’une vraie partie civile, de faux prévenus à côté de vrais prévenus.»

La défense de Khalifa Sall plaide la relaxe
Durant une intervention fougueuse et très appréciée des partisans de Khalifa Sall, Me Ndiaye a estimé que la question qui métrite d’être posée est celle du numéro du compte 64-90 où les fonds de la caisse d’avance étaient versés. «Est-ce que ce sont fonds politiques ?», se demande-t-il, fixant du blanc des yeux le président Malick Lamotte. L’avocat de la défense d’enchaîner : «Les dépenses dudit compte ne sont pas éligibles. Il faut dire que les deux percepteurs n’ignoraient pas cela. Khalifa Sall a déclaré devant ce Tribunal qu’il n’a jamais signé des procès-verbaux, mais n’a fait qu’apposer sa signature.»
La défense plaide la relaxe pour Khalifa Sall et Cie. Pour ce mercredi, dernier jour des plaidoiries, la défense aura encore la parole.
bgdiop@lequotidien.sn

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