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Le régime actuel avait cru pouvoir mettre fin au chômage   avec la mise en place  de mécanismes de financement des jeunes tels que la Der/Jf, Anpej, Fonsis, a laissé entendre le Mouvement citoyen Aar Sunu Momeel par la voix de son président, Bachir Bâ. Mais ces programmes, selon lui, se sont révélés être un «échec» qui s’est traduit par la «recrudescence de l’émigration clandestine qui a causé la perte de centaines jeunes au fond de l’océan après avoir tenté en vain de rejoindre l’Espagne à bord d’embarcations de fortune. Et comme vous le savez tous, l’émigration clandestine a fini de plonger le Sénégal dans l’une des pages les plus sombres de son histoire. A ce jour, l’on parle de près de 500 morts en l’espace de quelques semaines. Cette tragédie est la résultante de l’échec de la politique d’emplois mise en place depuis  2012 par le régime actuel. Un échec qui se traduit par l’inefficacité des mécanismes de financement des jeunes tels que la Der/Jf, Anpej, Fonsis mais aussi des programmes destinés à assurer aux jeunes des emplois», s’offusque  Bachir Bâ, président d’Aar Sunu Momeel lors d’une conférence de presse qu’il animait avant-hier au Central Park.
Mettant en avant le  concept  «Tokk Takku Tekki fii» entendez (restez au Sénégal et réussir), le mouvement citoyen Aar Sunu Momeel de souligner que le meilleur moyen de «donner au coup de frein» au phénomène de l’émigration clandestine est de développer l’agriculture. «Ceci devrait passer par une bonne gestion du secteur, en développant l’industrialisation, l’accès au foncier et à l’eau et bâtir des programmes innovants autour de celui-ci pour matérialiser le concept du consommer local», argumente M. Bâ qui souligne que «cette projection est également valable pour les secteurs de l’élevage et la pêche».

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