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Le chef de l’Etat a jugé, hier en conseil des ministres, impératif de freiner la recrudescence de l’émigration clandestine en renforçant la surveillance et le contrôle de l’espace maritime national, et particulièrement du littoral.

La recrudescence de l’émigration clandestine était hier un sujet de communication à la salle du Conseil des ministres. Il nous revient, en effet, d’après le communiqué sanctionnant ce conclave hebdomadaire, que le chef de l’Etat a évoqué la question, tout comme sa médiatisation. Le Président Macky Sall a insisté auprès des ministres concernés et des Forces de défense et de sécurité, informe le document, «sur la nécessité impérative et systématique de renforcer les dispositifs de surveillance et de contrôle de l’espace maritime national, et particulièrement du littoral, en mettant l’accent sur les zones de pêche qui sont les principaux points de départ des migrants clandestins».
Adressant «ses encouragements et ses meilleurs vœux de succès à l’ensemble de la communauté éducative du Sénégal (enseignants, apprenants, parents, surveillants et personnels administratifs et techniques)», à l’occasion de la rentrée scolaire 2020-2021, le chef de l’Etat «a insisté sur la gestion des écoles privées nationales dans le contexte du Covid-19, à ce propos il a demandé au ministre de l’Education de veiller au bon fonctionnement des écoles». Ces derniers temps, cette composante du secteur éducatif est secouée par un contentieux opposant les parents d’élèves et les écoles privées qui réclament le paiement de 3 mois d’arriérés dus à cause du Covid-19 après la fermeture des établissements scolaires décidée par le chef de l’Etat en mars dernier. «Aussi, les ministres en charge de l’Education et de la Formation professionnelle, doivent veiller à la supervision renforcée des activités et du fonctionnement régulier des établissements scolaires privés», a donné comme instructions le président de la République.
Dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19, Macky Sall pense aussi aux revendications des syndicats d’enseignants. C’est pourquoi il demande «au gouvernement, aux ministres en charge de l’Education, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique, des Finances et du budget, de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de consolider, avec les partenaires sociaux, la stabilité globale et durable du système éducatif national».
Aux ministres en charge de l’Education, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, le Président Sall rappelle aussi «l’urgence de transformer davantage les modes et méthodes d’enseignement et de formation par le développement de l’e-Education avec l’intégration systématique du numérique et l’actualisation des curricula de formation à des métiers et vocations conformes aux évolutions du monde contemporain».
A propos des mesures individuelles, Lamine Sarr, professeur d’Enseignement secondaire principal, hérite du poste de Secrétaire général adjoint du gouvernement, à la place de Opa Ndiaye, qui est appelé à d’autres fonctions. La Direction générale de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie est désormais confiée à Allé Nar Diop, Ingénieur statisticien économiste, précédemment Directeur général adjoint de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, en remplacement Babacar Ndir, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Mme Maïmouna Cissoko, Experte en éducation et genre, titulaire d’un Master en Genre et communication, devient Directrice générale de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-petits (Anpectp), poste vacant. Assane Ndiaye, titulaire d’un Doctorat en Sociologie, est nommé directeur du Développement du capital humain à la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) en remplacement de Bacary Djiba, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a examiné et adopté, au titre des textes législatifs et réglementaires, «le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le protocole de mise en œuvre de l’aide financière entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement de la République de Turquie signé à Dakar le 28 janvier 2020».

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