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Le Collège des délégués de la Société africaine de raffinage (Sar) est monté au créneau pour faire face à la direction générale de ladite entreprise et l’Etat. A qui il reproche d’être les responsables de ses problèmes. Parmi lesquels les dettes de plus de 80 milliards de francs Cfa que leur doivent la Senelec et l’Etat, les recrutements abusifs dans la société, etc.

Les travailleurs de la Société africaine de raffinage (Sar) ne peuvent plus supporter les «difficultés auxquelles ils font face». En conférence de presse vendredi, ils ont accusé la direction générale de leur entreprise et l’Etat d’être les responsables de leurs problèmes. «Nous travailleurs de la Sar, nous nous battons corps et âme depuis plusieurs années pour la pérennité de notre outil de travail, mais faisons face à beaucoup de difficultés pour y parvenir actuellement», a déploré El Hadji Maguette Diop. Le secrétaire national du Collège des délégués de la Sar pense que «la responsabilité est partagée entre la direction de la Sar et l’Etat qui plongent depuis un certain temps l’entreprise dans un gouffre financier et une tension de trésorerie insupportable».
Les causes majeures de leur souffrance sont, entre autres, les «arrêts intempestifs» des installations pour cause de rupture de brut. «En effet, depuis un certain temps, l’approvisionnement en pétrole brut connaît des ruptures fréquentes, causées par les retards dans l’ouverture des lettres de crédits», a expliqué M. Diop. Ces travailleurs ont aussi fait état «des dettes de l’Etat et de la Senelec qui sont estimées à plus de 80 milliards de francs Cfa et qui plombent les finances de la société».
La façon dont les embauches se font dans ladite entreprise a été également décriée. «Il y a des recrutements abusifs, politiques et parfois injustifiés de la direction qui ne respecte aucune règle et procédure en matière de recrutement et qui opère à des recrutements par complaisance au lieu de procéder à la promotion interne et le mérite au sein de l’entreprise», crient ces travailleurs. Lesquels n’ont pas manqué de dénoncer une situation syndicale «scandaleuse».
Parmi leurs maux également, il y a «la non tenue de la promesse de cession des 5% de l’actionnariat au personnel de la Sar. Une vieille promesse qui s’est heurtée au refus du ministre de l’Energie sortant, argumentant qu’il fallait attendre que la Sar soit rentable». Point de vue que El Hadji Maguette et Cie ne partagent pas. «Que la Sar soit rentable ou pas, nous croyons en son avenir et comptons nous battre pour relever tous les défis», promettent-ils. Avant d’inviter l’Etat à les traiter de la même manière qu’il le fait avec la Senelec qu’il «est en train de choyer».
Ils appellent à la mobilisation de tous les travailleurs de la Sar pour la sauvegarde et la pérennité de leur outil de travail qui est la raffinerie de Mbao.

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