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Le gouvernement envisage de revenir sur sa décision de supprimer l’allemand, l’italien et le russe dans l’enseignement moyen. La révélation a été faite samedi, à l’Assemblée nationale par Mary Teuw Niane. C’était lors du vote du budget du ministère de l’Ensei­gnement supérieur et de la recherche.

La pression des professeurs des langues concernées devant être supprimées au collège et, peut-être, le spectre des conséquences diplomatiques avec l’Allemagne, l’Italie et la Russie ont dû payer. En effet, le gouvernement du Sénégal est en passe de reculer sur la question. Déjà, vendredi, Le Quotidien avait appris que le président de la République lui-même «semble être revenu sur la décision de supprimer au moins l’allemand». Et samedi, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche qui officialise ce qui était encore moins certain. «La question des langues, je crois qu’elle est maintenant derrière nous. Je pense qu’il y a une évaluation et nous allons maintenir le statu quo», a déclaré Mary Teuw Niane lors du vote du budget de son département pour l’année 2017. Une réponse à l’interpellation des députés. Plus précis, le ministre ajoute : «Le russe, l’espagnol, l’allemand, le portugais, telles qu’elles étaient enseignées au Sénégal, ça continuera, on pourra prendre une deuxième langue en 4eme.» Dans ce sillage, il a informé que son collègue de l’Education nationale,  «reviendra certainement davantage sur la question».
Ce projet de suppression de ces langues dans le moyen n’a pas rencontré l’agrément des acteurs de ces différentes matières. A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, il y a quelques jours, étudiants et professeurs ont élevé la voix pour dire «non» à une telle décision. En tournée dans la région de Fatick, le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement moyen-secondaire (Saems-Cusems), Saourou Sène a aussi condamné cette mesure.
msakine@lequotidien.sn

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