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«Il faut que nous ayons le courage de nous penser sans complaisance pour nourrir la connaissance de nous-mêmes.» Edgar Morin
En 2012, la deuxième alternance politique du Sénégal entamait son parcours dans un contexte qui nécessitait un redressement inévitable après douze ans d’un régime marqué par une gouvernance atypique qui a tenu en haleine le Sénégal, avec une crise multiforme symbolisée par une instabilité gouvernementale chronique, des velléités de succession monarchique, des finances exsangues, des ruptures énergétiques sans précédent et une croissance en souffrance à un taux bas de 1,8%.
Dès lors, le redressement du Sénégal était devenu une exigence, dont l’effectivité se traduit au terme du septennat par le bilan positif du premier mandat du Président Macky Sall.
Ces résultats qui sont le fruit de politiques publiques pertinentes et audacieuses justifient largement que le Président Macky Sall soit réélu pour parachever la deuxième alternance.

Redresser et transformer le Sénégal
Au plan politique, Bby, coalition électorale et politique majoritaire, a pu gouverner avec continuité, évitant l’instabilité gouvernementale et institutionnelle qui avait caractérisé le régime précédent.
Le Président Macky Sall a fait preuve de perspicacité et de sagesse politique en maintenant la coalition Bby qui l’a porté au pouvoir. Dans le cadre d’une démarche inclusive, il a mis en pratique le slogan «gagner ensemble, gouverner ensemble».
Au plan économique, le pouvoir nouvellement installé a dû adopter des mesures d’urgence pour soulager les populations, à travers l’appui au monde rural et la réduction des prix des denrées de première nécessité maintenue à leur niveau depuis lors.
Aux catégories de Sénégalais tenaillés par une précarité quotidienne, le gouvernement a octroyé des bourses de sécurité familiale qui ont touché 450 mille familles.
La crise énergétique qui avait sérieusement ralenti les activités économiques devait être urgemment jugulée par une démarche pertinente consistant à apporter de subventions substantielles au secteur. Aujourd’hui, une politique énergétique bien pensée a permis le doublement de la production. Passer de 950 heures de coupures cumulées à 24 heures cumulées entre 2011 et 2018 et sortir 3 millions 300 mille Sénégalais de l’obscurité en zone rurale en leur apportant l’électricité constituent des performances que tout patriote sénégalais doit saluer.
La politique agricole basée sur une hausse des investissements et des choix de production pertinents vaut au Sénégal des performances record qui annoncent une autosuffisance alimentaire en 2019.
Les investissements dans le domaine hydraulique ont permis d’apporter pour la première fois l’eau potable à des milliers de foyers en milieu rural et de faire 21 mille branchements sociaux à Kaolack, Fatick, Diourbel et Ziguinchor.
Le développement infrastructurel est une réalité palpable à travers le pays, avec une augmentation du patrimoine autoroutier, l’augmentation du dispositif aéroportuaire, la construction de ponts, de pistes de production ainsi que l’introduction du Ter et du Brt.
La réalisation du pont sur le fleuve Gambie est une victoire politique et un jalon historique dans le processus d’intégration économique et sociale de la région sud du pays jusque-là enclavée.
Dans le domaine de l’emploi, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der), le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) constituent des instruments novateurs qui ont commencé à apporter des réponses effectives à ce défi épineux.
Les secteurs dans lesquels des avancées sont notables sont nombreux. Le plus important est de retenir un fait indéniable qui est le relèvement du taux de croissance de notre pays de 1,8% en 2011 à 7,2%.
En se projetant sur l’avenir, on peut affirmer que la politique d’industrialisation prévue dans la deuxième phase sera soutenue par les productions du secteur des hydrocarbures et permettra de tirer les entreprises locales et d’accélérer le processus de modernisation déjà entamé dans plusieurs secteurs.
En effet, la phase 2 du Pse a été adoubée par les bailleurs de fonds lors du groupe consultatif de Paris où le Sénégal a obtenu le financement des programmes prioritaires à hauteur de 7 356 milliards, au-delà de ses attentes. Ces programmes menés à bien permettront non seulement d’augmenter la croissance, mais de la rendre plus qualitative et inclusive. Les entreprises nationales seront davantage impliquées dans la chaîne de production selon leurs compétences distinctives. Dans ce cadre, il s’agira de solliciter les grandes entreprises nationales, mais également de faire en sorte que les acteurs du secteur des Pme/Pmi soient réellement inclus dans l’exécution des programmes.
Les projections de la phase 2 du Pse ont été justement élaborées pour apporter des réponses à ces préoccupations qui seront prises en charge dans le cadre du second mandat du Président Macky Sall, séquence de parachèvement de la deuxième alternance, balisant la route vers l’horizon 2035.
Nous pensons donc qu’il est important d’attirer l’attention des Sénégalais qui sont impatients à juste titre de profiter des fruits de la croissance, qu’il faut accepter de se projeter sur l’horizon qui est nécessaire à la mise en œuvre de tout programme durable. Les limites que le temps et les réalités imposent font de la satisfaction des attentes des populations un véritable défi pour les autorités dirigeantes.

Questions aux candidats et à nous-mêmes
Les changements et les ruptures prônés par les hommes politiques de tous bords ne doivent-ils pas être précédés des réponses à certaines questions fondamentales ?
Sommes-nous conscients que la démocratie, la République, la croissance ou le développement n’ont nulle part emprunté une trajectoire linéaire et un sentier lisse ? Et que le temps et la réalité des choses constituent un véritable défi et une vulnérabilité pour les jeunes démocraties.
Un candidat qui accède au pouvoir a-t-il les coudées franches et tous les moyens pour gouverner pleinement et respecter aussitôt ses promesses de rupture ?
Quelles sont les contraintes sociétales et culturelles auxquelles tout leader qui arrive au pouvoir doit faire face ? Est-il possible de les lever, les contourner ou y mettre un terme ?
A quelles fins et pour quel projet de société et de gouvernement ? Quels sont les risques encourus ? Est-ce à la portée de tous les prétendants ?
Celui qui incarne l’Etat peut-il être tenu pour seul responsable de certains facteurs d’immobilisme qui empêchent certaines ruptures tant invoquées ?
Ne voulons-nous pas une chose et son contraire ? Sommes-nous prêts pour les ruptures profondes ? Sommes-nous conscients des sacrifices que cela implique ?
Sommes-nous conscients qu’on ne fait pas avancer un pays dans l’immobilisme et le statu quo dans lequel nous enferment certaines forces de résistance ? Sommes-nous conscients que pour faire décoller un pays vers l’émergence, il faut quelque peu le bousculer quand cela est nécessaire ?
Encore une fois, les réponses aux questions formulées doivent découler d’une analyse froide et intelligente, afin de bien cerner notre rapport au pouvoir sous toutes ses formes.
Travailler à renouveler légitimement un mandat doit reposer sur deux paradigmes :
– la mise en œuvre du programme de gouvernement basé sur les engagements électoraux pour pouvoir présenter au moment du bilan les réalisations attendues. En sachant qu’un programme ne vaut que par sa confrontation à la réalité. Il arrive donc que certains aspects soient revus, corrigés ou différés dans l’espoir d’un second mandat.
– la prise en compte obligatoire des impondérables et événements conjoncturels qui peuvent surgir en cours de mandat dans tous les domaines (économique, sécuritaire, social, religieux…).
Ces deux paradigmes fondent l’action publique du chef de l’Etat. Sa responsabilité est de recourir en permanence à un arbitrage et un équilibrage pour assurer la stabilité nationale.
Notre désir d’envol vers l’émergence, le progrès et le bien-être implique de mettre un terme aux dérives et dysfonctionnements de toutes sortes. Etant dans un pays de ferveur et de pratique religieuse, nous doutons fort qu’un seul homme, fut-il le chef de l’Etat, dépositaire de la confiance du Peuple par le suffrage des urnes, puisse réussir de par sa simple volonté là où nos valeurs religieuses et traditionnelles n’influent pas sur notre rapport à l’intérêt général. Par conséquent, Il s’agit là d’une entreprise collective nationale qui transcende les particularismes et appartenances partisanes. L’Etat seul ne saurait y réussir.

Le candidat Macky Sall en pole position
Les critiques consistant à dire que le bilan économique et social positifs ne suffira pas à le faire réélire fondent leur analyse sur le fait que les luttes politiques, le processus électoral controversé, les procès de leaders de l’opposition sur des questions de gestion et de reddition des comptes ont biaisé le bilan démocratique.
Notre conviction est que les électeurs, plus particulièrement ceux du pays réel et une frange des citadelles urbaines, choisiront d’aller de l’avant sur la base de l’impact que les programmes économiques et sociaux du Président sortant, Macky Sall, ont eu sur leur vécu quotidien.
Nous pensons que si l’opposition a eu du mal à mobiliser contre le régime pendant tout le septennat, c’est parce qu’au-delà des contraintes imposées par le maintien de l’ordre, les populations se sont lassées d’un certain discours politique.
Les conflits démocratiques que l’opposition a essayé de créer semblent avoir échoué parce l’opinion perçoit ses revendications comme les requêtes corporatistes d’une classe politique qui peine de plus en plus à convaincre.
La campagne électorale étant ouverte depuis le 3 février 2019, les candidats de l’opposition font des offres généreuses et promettent tous un autre Sénégal où tout ira mieux pour le meilleur des mondes et les Sénégalais enfin connaîtront l’eldorado enchanteur. L’intention est noble.
Mais lequel de ces leaders va transformer le Sénégal en seulement cinq (5) ans ?
Tenir toutes les promesses et satisfaire toutes les attentes ? Honnêtement ?
Cela nous paraît impossible.
Le Président sortant, après sept ans de gestion, a l’avantage sérieux d’avoir engrangé un capital certain et il sait ce que gouverner un pays comme le Sénégal signifie.
Cette connaissance opératoire a certainement permis de contenir toutes les tentatives de déstabilisation advenues. L’ombre de l’ancien Président Abdoulaye Wade a plané sur le septennat du Président Macky Sall. Jamais encore dans notre histoire un ancien Président n’a refusé d’admettre qu’il n’était plus aux commandes. Une opposition qui peine à avoir un leadership décisif a sollicité les services de l’ancien Président à toutes les consultations électorales majeures, y compris pour celle du 24 février prochain, dont il propose le blocage du déroulement.
Les menaces de déstabilisation internes dans un contexte de fragilité sécuritaire de notre sous-région ne sont pas à encourager, d’autant plus que la perspective des hydrocarbures ouvre une nouvelle ère de notre économie.
Le Sénégal peut et doit faire l’économie de certaines crises, en faisant appel à son génie et aux ressorts exceptionnels qui, jusque-là, l’ont toujours soudé.
C’est pourquoi, assurer la consolidation des acquis et la stabilité nationale, c’est permettre au Président Macky Sall de boucler le cycle des deux mandats.
Il a su impulser une dynamique prometteuse au regard des résultats engrangés.
Des perspectives d’avenir sont proposées par le Président Macky Sall dans la phase 2 du Pse et devront permettre au Sénégal d’entrer dans sa séquence transformationnelle.
Regardons la calebasse de l’émergence à moitié pleine de réalisations et de promesses !
Construire un pays, ce n’est pas seulement pour produire des effets qui nous sont bénéfiques aujourd’hui. Se projeter sur l’avenir suppose d’entamer un travail ici et maintenant, dont la saveur des fruits sera profitable aux générations à venir.
Ayons l’obsession du legs aux générations futures !
Katy Cissé WONE
Porte-parole Bby

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