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Le Sénégal, depuis 2000, n’a quasiment pas connu une année scolaire normale, c’est-à-dire cal­me, studieuse, académiquement validée sans qu’il y ait besoin d’un quelconque réaménagement de programmes en cours d’année. Au point que certains pensent que le gouvernement est passé maître dans l’art de sauver l’année, tout en se montrant incapable de sauver l’école, c’est-à-dire de trouver une solution durable à la crise qui la secoue depuis une décennie.
Les périodes de perturbations scolaires sont des années de programmes d’enseignement escamotés, mais aussi de repères perdus pour tous les acteurs, tant les rapports entre eux sont devenus conflictuels, discourtois et marqués seulement du sceau de la méfiance, du soupçon et de la sanction.
Aujourd’hui l’école n’a ni la vocation ni les certitudes qu’elle avait sous William Ponty. Elle montre aussi les enjeux de la concertation entre l’Etat, les partenaires sociaux et les jeunes pour qui l’école est «une seconde maison» et rappelle les conséquences essentielles des valeurs éducatives. Si l’on pense que tous les enfants peuvent réussir, l’école doit changer son mode de fonctionnement. Si l’on pense les jeunes comme des citoyens alors les espaces de vie ne sont plus les mêmes. A une école qui a mis le professeur au centre et organisé les élèves sous sa surveillance, il substitue une école centrée sur l’élève et son travail.
La crise scolaire est endémique au Sénégal et qu’elle est devenue une préoccupation majeure de la société. La situation actuelle, que plusieurs qualifient de «crise du syndicalisme», doit d’abord être analysée dans une perspective globale permettant de présenter les éléments socio-économiques qui ont fortement influencé les conditions de travail et de vie de la population.
Les organisations syndicales n’évoluant pas en vase clos, il s’agira, ensuite de rendre compte de la dynamique sociale qui a accompagné le développement du mouvement syndical et de notre système d’éducation.
Enfin, le décryptage du contexte socioéconomique et politique avec lequel nous avons à composer, aujourd’hui avec les centrales de syndicats, nous permettra davantage de mieux comprendre le cadre au sein duquel l’Etat devra agir dans le futur.
L’école au lendemain du Programme d’ajustement struc­turel
Depuis 1989, le Sénégal s’est engagé, à l’instar d’autres pays africains, dans un programme dit d’ajustement structurel qui touche tous les aspects de la vie économique, sociale et même politique. Ce programme consiste à ajuster les dépenses de l’Etat à ses ressources et conduit par conséquent à une réduction drastique des investissements publics dans tous les domaines.
Il se manifeste dans les différents secteurs, sous couvert d’une recherche d’équilibre, par : des départs à la retraite anticipée ; des compressions de personnel ; un recrutement parcimonieux de nouveaux agents dans la Fonction publique ; et une diminution des salaires de la grande masse des travailleurs.
Les programmes d’ajustement structurel en situation de crise financière et économique ont eu un impact négatif certain sur l’école.
L’impact spécifique sur l’école s’est traduit entre autres par le départ massif des enseignants parmi les plus expérimentés à la retraite anticipée, dégarnissant ainsi des milliers de classes ; par le gel du recrutement dans la Fonction publique de nouveaux personnels, enseignant aussi bien que technique, réduisant les structures et l’Etat à des solutions palliatives telles que l’engagement de vacataires et de contractuels ; par la concentration de tous les efforts de l’Etat et des partenaires techniques en matière d’équipements et d’infrastructures au profit de l’éducation de base ; ainsi que par la dégradation des conditions d’études et de travail non seulement dans les enseignements secondaire et supérieur, mais également dans l’enseignement fondamental, dont l’immensité des besoins rend imperceptibles les efforts consentis.
En tout état de cause, si l’Etat reste dans les liens de ses engagements avec ses partenaires, il est à craindre, dans le contexte d’absence d’animations qui le caractérise aujourd’hui, qu’il soit incapable de trouver à la question de l’école une thérapeutique appropriée.
Les revendications corporatistes
Le nouveau contexte politique et médiatique dans lequel s’inscrivent les discours sur la crise de l’institution scolaire rend possible, au moins partiellement, les prises de position publiques et collectives de groupes socialement constitués : syndicats, partis, associations.
En effet, l’analyse des luttes syndicales éclaire non seulement les intérêts propres aux agents du champ scolaire, mais également les enjeux fondamentaux liés à la fonction sociale de l’école.
L’incapacité de l’école à satisfaire les besoins de formation et à répondre aux besoins d’insertion socio-professionnelle des jeunes en fait naturellement un nid de revendications et de contestation. Et ce nid de contestation, compte tenu du réseau dense qu’il représente, a vite fait d’enserrer tout le pays.
L’école sénégalaise est prise en tenaille entre les feux croisés des revendications estudiantines – les plus virulentes – et celles de plusieurs groupes de pression tels que les syndicats enseignants, les collectifs de vacataires et le lobby des promoteurs d’écoles privées.
L’espace de tension extrême est constitué par les revendications syndicales et/ou estudiantines qui tous les ans agitent l’école et la menacent de blocage. Ces revendications peuvent être regroupées en trois catégories :
Les revendications financières touchant aux augmentations et octrois d’indemnités ;
Les revendications matérielles : constructions de salles de classe et équipements scolaires ;
Les revendications académiques : recrutement d’enseignants, arrêt de la vacation et de la contractualisation.
On n’a pas manqué toutes ces dernières années de reprocher à l’Etat son manque non seulement d’imagination, mais de fermeté pour gérer la crise. Il est vrai que les autorités sont parfois allées au-devant de certaines revendications.
D’autre part, l’Etat n’a jamais donné l’impression de posséder une capacité réelle de gestion prévisionnelle de la crise. Il a le plus souvent été réduit à faire le «pompier» comme en 2012, au lendemain des joutes électorales.
Les enjeux de la participation responsable
La participation responsable a pris une dimension qui ne cadre plus avec l’évolution, et la prise en charge des travailleurs. Avec le renouveau syndical, en réalité, c’est une participation partageuse où les gens sont là plutôt pour leurs intérêts et non pour l’intérêt global.
L’argent s’emploie aussi pour transformer les dirigeants syndicaux en représentants du pouvoir par le financement d’activités syndicales au sein de l’école (congrès, missions syndicales, etc.). Comme les subventions accordées ne sont pas gérées dans la transparence, les appétits des uns et des autres contribuent à susciter l’émergence de clans dont les revendications divergentes alimentent l’agitation scolaire.
Ceci contribue à décrédibiliser les dirigeants syndicaux qui pensent pouvoir sauver la face à travers des revendications et des prises de position extrêmes (le tout ou rien). Enfin, de telles pratiques discréditent les autorités scolaires (le pouvoir), dont le comportement s’apparente à la corruption.
La floraison des écoles privées et la gestion qui en est faite par certains promoteurs est un indicateur du rôle destructeur de notre système éducatif par l’argent. C’est ainsi que sous le couvert de mesures incitatives en faveur des promoteurs privés, l’Etat n’exerce plus son contrôle sur les nombreuses écoles qui se créent et dont certaines sont en deçà de toutes les normes académiques et pédagogiques légales. Il apparaît clairement que la véritable motivation de nombreux promoteurs est plus l’appât du gain que le souci de contribuer à l’amélioration de la qualité de notre système éducatif. Pour preuve de cela, on constate de la part de certaines écoles privées une politique d’attraction d’éventuels candidats à travers la bonification des moyennes de classe de leurs élèves. Il s’agit pour eux de prouver par-là que leurs établissements offrent de meilleures conditions de réussite.
L’infiltration de l’argent à l’école est synonyme de baisse de niveau, de détérioration du cadre de travail. L’argent constitue aujourd’hui une source essentielle de déconfiture de l’école parce qu’il contribue à saper dangereusement toutes les normes éthiques indispensables au développement harmonieux du système.
La gestion de la crise par l’Etat du Sénégal
L’observation des faits historiques (l’échantillon de grèves) révèle une constante dans l’attitude du pouvoir politique par rapport à ces questions. Le mode de gestion des grèves de syndicats par l’Etat qui a prévalu jusque-là est devenu classique. Ses phases constitutives sont : la négociation, l’intervention de médiateurs, des tentatives de corruption et enfin le dé­noue­ment.
Les négociations traînent en longueur et d’aucuns parlent de stratégie de pourrissement du pouvoir pour essouffler le mouvement.
C’est dans cette phase qu’on observe parallèlement l’intervention de médiateurs (autorités religieuses et coutumières, bonnes volontés, structures informelles de médiation, etc.) et des tentatives de corruption des dirigeants. Les effets cumulés de la médiation et de la corruption s’ajoutent à l’effet pourrissement pour fissurer le mouvement et créer les conditions subjectives d’une quasi reddition. Ce qui fait que la durée des grèves varie sensiblement d’un syndicat à un autre.
Dans ces conditions le dénouement se fait le plus souvent à l’avantage du pouvoir : les cours reprennent sans que les grévistes n’aient obtenu la satisfaction de leurs revendications fondamentales. Les différentes organisations reprennent les cours en ordre dispersé selon l’appréciation de chaque cadre et du degré de pression de la base. Ce type de dénouement traduit une remise en cause de l’autorité de l’organisation centrale et la caducité de ses mots d’ordre. C’est ce qui explique que les revendications réapparaissent toujours les années suivantes de manière récurrente dans les plateformes revendicatives comme motifs de grève.
Les lignes d’intervention pour une pacification de l’espace scolaire
Contraintes majeures identifiées
La nécessité d’identifier les causes des grèves dans le système éducatif sénégalais résulte du constat de leur caractère récurrent sur la période de mise en œuvre de la 1ère phase du Programme décennal l’éducation et de la formation (Pdef 2001-2011) par l’Etat du Sénégal.
L’école sénégalaise a été fortement perturbée par quatre causes fondamentales durant toute la période de mise en œuvre du Programme.
La première cause est liée à l’émergence de nouveaux corps précarisés dans la corporation enseignante (volontaires, vacataires, contractuels) et à leur mode de gestion (recrutement, rémunération et formation).
La deuxième cause est liée à la déstructuration de la grille salariale intervenue au sein de la Fonction publique depuis 2000. L’Etat, qui a le devoir de traiter équitablement tous ses agents d’une même hiérarchie, a mis en place un système de discrimination au détriment des enseignants. Ce qui a eu comme conséquence la démotivation et la révolte de nombre d’enseignants.
La troisième cause des grèves répétitives est liée au non-respect par l’Etat des accords signés avec les syndicats d’enseignants. Ce qui peut être interprété comme une impréparation de sa part au moment de la signature desdits accords ou un manque de volonté politique.
La quatrième cause est le manque de plus en plus évident de culture et de conscience syndicale des nouveaux dirigeants des syndicats d’enseignants.
Sur la base des constats énumérés ci-dessus, il est proposé, pour la pacification de l’espace scolaire, une stratégie progressive principalement fondée sur l’implication directe des acteurs dans la gestion du processus à tous les niveaux. Elle a pour objet de permettre à l’Etat et à ses principaux partenaires (les syndicats d’enseignants, en particulier) d’arriver progressivement à discuter, concevoir, mettre en place et appliquer une politique de gestion des conflits dans tous les aspects jugés pertinents par les parties prenantes.
Actions prioritaires proposées
Les premières solutions à adopter pour la pacification de l’espace scolaire sont la formation syndicale et le regroupement des organisations dans des cadres plus fiables et plus viables.
Aujourd’hui les organisations syndicales majeures sont conscientes qu’il est nécessaire voire obligatoire d’aller vers une refondation du mouvement pour réduire au maximum le nombre et pour mieux défendre l’école et les enseignants. Un regroupement des organisations syndicales dans des cadres unitaires peut, non seulement donner les moyens de combler le déficit de formation syndicale en techniques de négociations extrêmement utiles lors des rencontres bipartites avec les autorités, mais aussi peut mettre fin à la surenchère notée ces dernières années entre syndicats rivaux pour la conquête et la préservation du leadership syndical. La formation syndicale et le regroupement des organisations dans des cadres plus fiables et plus viables devraient, à terme, amener les syndicats à changer de philosophie non seulement en passant du statut de syndicats de revendications à celui de propositions mais aussi en cessant de faire prévaloir le droit de grève sur le droit à l’éducation.
Le gouvernement devrait s’atteler à la revalorisation du statut et de la condition de la fonction enseignante du point de vue matériel et par la formation professionnalisante, mais aussi renforcer le dialogue et éviter le consensus à tout prix ; la formation de spécialistes de la communication aux enjeux de l’éducation et aux techniques du dialogue social entre partenaires du secteur doit aussi être prise en compte.
Il faut revaloriser le statut et la condition de la fonction enseignante non seulement d’un point de vue matériel (même si la personne qui s’engage à devenir enseignant sait a priori à quel traitement salarial s’attendre) mais aussi du point de vue de la formation professionnalisante. C’est à cette condition que les valeurs professionnelles d’éthique et de déontologie feront un retour en force chez les enseignants. Toutes les structures nécessaires à l’amorce d’un dialogue existent ainsi qu’une concertation sincère entre les syndicats d’enseignants et les autorités. Toutefois, il faut déplorer le caractère déficitaire d’un tel dialogue pour le moment. Sans un dialogue soutenu et important entre les autorités et les syndicats d’enseignants, la gouvernance des conflits dans le secteur de l’éducation se soldera toujours par un échec. Toutefois, les autorités ne doivent pas perdre de vue que quelle que soit par ailleurs l’importance d’un tel dialogue, la recherche à tout prix du consensus n’est pas une panacée. Ce dialogue devrait être relayé par une meilleure communication auprès de l’opinion. D’où la nécessité de former également les spécialistes de la communication aux enjeux de l’éducation mais aussi aux techniques du dialogue social entre partenaires du secteur.
L’Etat doit, dans le futur adopter des comportements plus responsables en faisant une analyse objective des plateformes revendicatives des syndicats et dégager des arguments techniques conséquents ainsi que des solutions faisables dans les délais retenus, avant d’engager des négociations.
Dans une situation de crise scolaire due aux grèves des enseignants, l’Etat a toujours eu tendance à faire des promesses sans trop se soucier du respect de ses engagements. Cette stratégie des autorités est à l’origine des grèves répétitives qui ont des conséquences néfastes sur la qualité des enseignements apprentissages. L’Etat devrait, à l’avenir, adopter des attitudes plus responsables en faisant une analyse objective des plateformes revendicatives des syndicats en rapport avec ses possibilités financières avant d’entamer des négociations. Il devra disposer d’arguments techniques vérifiables par les différentes parties en conflit et ne plus s’engager dans des propositions de sortie de crise qui ne font que différer les blocages de l’école.
Une autre solution en amont est une meilleure distribution des augmentations des salaires dans la Fonction publique avec plus d’équité, de justice mais aussi de transparence.
Les négociations doivent toujours se faire en présence de tous les syndicats et éviter de proposer des solutions à des syndicats dont la représentativité est sous sectorielle comme ça a été souvent les cas.
Les années électorales étant toujours des moments idéaux pour les syndicats d’aller en grève, l’Etat devrait adopter des attitudes de prévention afin d’anticiper sur les mouvements et instaurer la paix sociale.
On constate que les crises scolaires les plus sérieuses au Sénégal interviennent toujours en année électorale. Avec un tel constat, il est difficile de ne pas penser à une éventuelle politisation des grèves. Travailler à des mesures de prévention des crises scolaires en année électorale pourrait donc aussi contribuer à instaurer la paix sociale dans le secteur de l’éducation.
Les revendications des élèves et des étudiants étant aussi depuis fort longtemps des causes de perturbations du système, l’Etat doit éviter de créer des situations favorables aux mouvements d’humeur des apprenants en anticipant sur les mesures adéquates à prendre.
Etant donné que l’instabilité dans le système scolaire sénégalais n’est pas seulement le fait des grèves des enseignants mais aussi de celles des élèves, il est également indispensable de trouver des solutions aux revendications des apprenants qui tournent essentiellement autour du déficit d’infrastructures et d’enseignants. Enfin, la stabilité durable du système éducatif sénégalais passe par une politique de prévention des conflits surtout en année électorale.
La situation d’instabilité chronique que connaît l’école sénégalaise depuis maintenant deux décennies ne manque pas en effet d’interpeller les parents d’élèves face au comportement de leurs enfants et face à leur engagement vis-à-vis de l’institution scolaire.
Tout se passe comme si les parents, préoccupés par la survie quotidienne (condiments, habitat, santé, céréales), avaient relégué la question éducative au second plan, tombant ainsi dans une sorte d’inertie et d’attentisme. Leur rôle ne saurait se limiter à des efforts d’investissement (construction de salles de classe, équipements…) et de prise en charge financière partielle de leurs enfants scolarisés. Ils ont aussi un devoir moral à assumer qui devrait se traduire par une surveillance accrue de la conduite de leurs enfants à l’école, par un engagement actif dans la vie de l’école et également par un intérêt permanent manifesté à la scolarité des enfants. C’est seulement de cette manière que l’éducation scolaire et l’éducation familiale pourraient être complémentaires.
En définitive, l’Etat gardera ainsi la plénitude de ses responsabilités de puissance publique, seule garantie de la préservation d’un climat apaisé, les Centrales syndicales restant toujours dans leur logique de revendication responsable avec le souci premier de défendre les intérêts bien compris des travailleurs du secteur public.
L’Etat doit surveiller la responsabilité publique à tous les niveaux de la chaîne hiérarchique, pour assurer une gestion transparente et efficace des ressources allouées. L’impact réel de la gestion des actions éducatives sera mesuré à travers la vie des apprenants, des familles, partenaires sociaux et de la communauté au sens large. Dans ce cadre, la démarche participative et inclusive des ministères sectoriels et des syndicats d’enseignants ainsi que les mécanismes de coordination et suivi du secteur seront renforcées à tous les niveaux.
Toute perspective positive nous semble, pour notre part, conditionné à la restauration de la confiance, indispensable à la réalisation d’un consensus sur l’école. Pour restaurer cette confiance, il appartient au pouvoir de gérer de façon transparente les organisations syndicales. La transparence implique l’expression de la vérité sur les moyens de l’Etat et le respect de ses engagements.
Une perspective pour l’école partagée par tous ne se dégagera qu’à travers l’organisation d’un nouveau forum en vue d’engager une véritable réforme sur la reconstruction du système éducatif au Sénégal. Cette réforme, tirant les leçons de la crise de ces dernières années et prenant en compte l’option actuelle de la décentralisation, devra se soucier de la mise en place de mécanismes consultatifs permanents sur l’école avec des relais locaux, communaux et régionaux.
La crise du milieu scolaire a évidemment une dimension économique et financière. Il faudrait dans ce but identifier le potentiel de mobilisation des ressources internes afin que l’effort national contribue dans une plus large mesure à la résolution des problèmes de l’école. Mais en éducation comme pour le reste, la bonne école est celle qui se construit réellement autour de ses valeurs, en les assumant pleinement. Ce qui implique de penser l’école en partant de son centre.
La réalité du droit à l’éducation qui appelle une démocratisation effective du système, suppose que l’Etat garantisse une éducation de qualité pour tous. Les mesures à prendre pour promouvoir l’égalité et l’équité impliquent une discrimination positive dans l’allocation des ressources, une attention particulière aux questions liées au genre ou aux handicaps de toute nature, et une diversification des curricula en fonction des besoins et des possibilités des individus.
NDIAGA DIAGNE
Economiste planificateur
diagnendiaga@yahoo.fr

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