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L’Office des forages ruraux (Ofor) a réuni, hier, les gouverneurs des différentes régions du Sénégal pour discuter avec eux sur certains points critiques en ce qui concerne la réforme de l’hydraulique rurale. Cette réforme est assez difficile, mentionne Lassana Gagny Sakho, parce qu’il faut beaucoup d’explications. «Je pense que c’est pour cela que nous avons demandé aux gouverneurs de venir pour partager les autres étapes de la réforme, afin de communiquer avec les populations sur les fondements de la réforme», a fait savoir  le directeur général de l’Ofor, lors d’un atelier de partage  avec l’administration territoriale sur la réforme de l’hydraulique rurale. Pour lui, la réforme consiste à corriger l’iniquité  qui existe en termes d’approvisionnement en eau potable entre les zones urbaines et les zones rurales du Sénégal. «Nous avons tous droit à de l’eau potable, à de l’eau de façon continue, en fonction de nos besoins. Malheureusement, ce n’est pas forcément, le cas et nous sommes en train de travailler pour régler ce problème», assure le Dg de l’Ofor, mentionnant que pour ce faire, ils vont   travailler avec des professionnels, des structures privées. «On parle de privatisation. Nous ne privatisons pas, nous donnons de l’eau avec une très bonne qualité de service. Aujourd’hui, l’eau est gérée de façon communautaire, mais ça a atteint ses limites. Car, nous avons des problèmes sur la qualité de l’eau, sur les prix. Les populations souffrent beaucoup, surtout les femmes et je pense qu’il faudrait que cela arrête», dira-t-il.
«On fera de sorte que les agents des Asufores, et qui étaient souvent des bénévoles en grande partie, mais également des contractuelles, soient recasées par les nouveaux opérateurs», promet Diène Faye. Le secrétaire d’Etat à l’hydraulique rurale confirme que la réforme  ne concerne pas seulement, l’eau. Elle vise également, à régler les problèmes sociaux en termes de création d’emploi. A l’en croire, le Président Macky Sall a mis en œuvre d’importants programmes dont un projet de 300 multi-villages qui est en cours d’exécution à près de 70%, et la réalisation de plus de 400 forages dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) en 3 phases. «Les 2 premières phases sont achevées à plus de 80% et la dernière phase va démarrer en janvier et consiste à réaliser 251 forages», informe-t-il.

Stagiaire

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